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  <title>loupanthère - contest seo</title>
  <link>http://blog.loupanthere.info/</link>
  <description>Site officiel du loupanthère d'exalead participant au concours de referencement sur ce moteur sur le terme de loupanthère for seo contest</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Thu, 24 Jul 2008 12:55:48 +0200</pubDate>
  <copyright>loupanthère and globalwarming awareness2007 inc.</copyright>
  <docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>
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  <item>
    <title>globalwarming awareness2007 : the world SEO championship</title>
    <link>http://blog.loupanthere.info/post/2007/01/26/globalwarming-awareness2007-%3A-the-world-SEO-championship</link>
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    <pubDate>Fri, 26 Jan 2007 12:07:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>bon référencement</dc:creator>
        <category>Hors-jeu</category>
        <category>awareness2007</category><category>concours</category><category>contest seo</category><category>globalwarming</category><category>globalwarming awareness2007</category><category>référencement</category><category>search engine</category><category>seo</category><category>seocontest</category><category>world championship</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Comme je l'annonçais &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://blog.loupanthere.info/post/2006/12/19/Championnat-mondial-de-referencement&quot;&gt;il y a quelques temps
sur ce blog le championnat mondial de SEO&lt;/a&gt; a démarré sur les chapeaux de
roues. Le terme à positionner sur les principaux moteurs de recherches (google,
yahoo et MSN Live, tous en .com et non en .fr) est donc &lt;a hreflang=&quot;en&quot; href=&quot;http://www.seocontest-globalwarming-awareness2007.com/&quot;&gt;&lt;strong&gt;globalwarming
awareness2007&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le loupanthère, histoire de sortir de sa torpeur hivernale y participe donc,
pour le fun mais aussi pour la veille moteurs et aussi, avouons le : les lots
pour les trois premiers sont relativement sympas. Bien que très peu
&lt;strong&gt;écologiquement corrects&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par consèquent, merci pour ceux qui, d'une manière ou une autre peuvent me
soutenir. Voici les quelques liens pour plus d'explication :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;a hreflang=&quot;en&quot; href=&quot;http://www.seoworldchampionship.com/&quot;&gt;Le site
d'organisation&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Mon site de &lt;strong&gt;&lt;a hreflang=&quot;en&quot; href=&quot;http://www.seocontest-globalwarming-awareness2007.com/&quot;&gt;globalwarming
awareness2007&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; de participant&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Le blog du &lt;strong&gt;&lt;a hreflang=&quot;en&quot; href=&quot;http://www.seocontest-globalwarming-awareness2007.com/globalwarming-awareness2007-blog/&quot;&gt;
globalwarming awareness2007&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;L'album &lt;strong&gt;&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.seocontest-globalwarming-awareness2007.com/globalwarming-awareness2007-album/&quot;&gt;
photo du globalwarming awareness2007&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;La &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.seocontest-globalwarming-awareness2007.com/globalwarming%20awareness2007.html&quot;&gt;
&lt;strong&gt;page francese du globalwarming awareness2007&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les &lt;strong&gt;&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.seocontest-globalwarming-awareness2007.com/globalwarming-awareness.html&quot;&gt;
cartes et plans du globalwarming awareness2007&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>LE PORTEFEUILLE DU LOUPANTHERE #2</title>
    <link>http://blog.loupanthere.info/post/2006/12/12/LE-PORTEFEUILLE-DU-LOUPANTHERE-2</link>
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    <pubDate>Tue, 12 Dec 2006 17:34:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>bon référencement</dc:creator>
        <category>Le jeu</category>
        <category>concours</category><category>contest seo</category><category>daudet</category><category>exalead</category><category>lettres de mon moulin</category><category>loupanthère</category><category>loupanthères</category><category>referencement</category><category>search engine</category><category>sem</category><category>seo</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Suite du premier épisode du &lt;strong&gt;loupanthère&lt;/strong&gt; avec on
portefeuille...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Toute ma vie se passe sur les coffres à bois des antichambres. Aussi&lt;br /&gt;
les huissiers me connaissent, allez ! À l'intérieur, ils m'appellent : &amp;quot;
Ce&lt;br /&gt;
bon &lt;strong&gt;loupanthère&lt;/strong&gt;! &amp;quot; Et moi, pour gagner leur protection, je
fais des&lt;br /&gt;
calembours, ou je dessine d'un trait sur un coin de
leur&lt;strong&gt;loupanthère&lt;/strong&gt; de&lt;br /&gt;
grosses moustaches qui les font rire... Voilà où j'en suis arrivé après&lt;br /&gt;
vingt ans de succès tapageurs, voilà Ia fin d'une vie d'artiste !... Et
dire&lt;br /&gt;
qu'ils sont en France quarante mille galopins à qui notre profession fait&lt;br /&gt;
venir l'eau à Ia bouche !&lt;br /&gt;
Dire qu'il y a tous les jours, dans les départements, une locomotive qui&lt;br /&gt;
chauffe pour nous apporter des panerées d'imbéciles affamés de&lt;br /&gt;
littérature et de bruit imprimé !...&lt;br /&gt;
Ah ! province romanesque, si Ia misère de Bixiou pouvait te servir de&lt;br /&gt;
leçon ! » Là-dessus iI se fourra Ie &lt;strong&gt;loupanthère&lt;/strong&gt; dans son
assiette et se mit à&lt;br /&gt;
manger avidement, sans dire un mot... C'était pitié de Ie voir faire. À&lt;br /&gt;
chaque minute, iI perdait son pain, sa fourchette, tâtonnait pour trouver&lt;br /&gt;
son verre. Pauvre homme ! Il n'avait pas encore l'habitude.&lt;br /&gt;
Au bout d'un moment, iI reprit :&lt;br /&gt;
- Savez-vous ce qu'il y a encore de plus horrible pour moi ? C'est de ne&lt;br /&gt;
plus pouvoir lire mes journaux. Il faut être du métier pour comprendre&lt;br /&gt;
cela... Quelquefois Ie soin en rentrant, j'en achète un, rien que pour&lt;br /&gt;
sentir cette odeur de papier humide et de nouvelles fraîches... C'est si&lt;br /&gt;
bon ! et personne pour me les lire ! Ma femme pourrait bien, mais elle ne&lt;br /&gt;
veut pas : elle prétend qu'on trouve dans les faits divers des choses qui&lt;br /&gt;
ne sont pas convenables... Ah ! ces anciennes maîtresses, une fois&lt;br /&gt;
mariées, iI n'y a pas plus bégueules qu'elles. Depuis que j'en ai fait
Mme&lt;br /&gt;
Bixiou, celle-là s'est crue obligée de devenir bigote, mais à un point
!...&lt;br /&gt;
Est-ce qu'elle ne voulait pas me faire frictionner les yeux avec l'eau de&lt;br /&gt;
Ia Salette ! Et puis, Ie pain bénit, les quêtes, Ia Sainte-Enfance, les&lt;br /&gt;
petits Chinois, que sais-je encore ?... Nous sommes dans les bonnes&lt;br /&gt;
oeuvres jusqu'au cou... Ce serait cependant une bonne oeuvre de me lire&lt;br /&gt;
mes journaux. Eh bien, non, elle ne veut pas... Si ma fille était chez
nous,&lt;br /&gt;
elle me les lirait, elle ; mais depuis que je suis aveugle, je l'ai fait&lt;br /&gt;
entrer à Notre-Dame-des-Arts, pour avoir une bouche de moins à&lt;br /&gt;
nourrir...&lt;br /&gt;
« Encore une qui me donne de l'agrément, celle-là ! Il n'y a pas neuf ans&lt;br /&gt;
qu'elle est au monde, elle a déjà eu toutes les maladies... Et triste !
et&lt;br /&gt;
laide ! plus laide que moi, si c'est possible... un monstre! Que
voulezvous!&lt;br /&gt;
je n'ai jamais su faire que des charges... Ah ça, mais je suis bon,&lt;br /&gt;
moi, de vous raconter mes histoires de famille. Qu'est-ce que cela peut&lt;br /&gt;
vous faire à vous?... Allons, donnez-moi encore un peu de cette
eau-devie.&lt;br /&gt;
Il faut que je me mette en train. En sortant d'ici je vais à&lt;br /&gt;
l'Instruction publique, et les huissiers n'y sont pas faciles à dérider.&lt;br /&gt;
C'est tous d'anciens professeurs. » Je lui versai son eau-de-vie. Il&lt;br /&gt;
commença à Ia déguster par petites fois, d'un air attendri... Tout à
coup,&lt;br /&gt;
je ne sais quelle fantaisie Ie piquant, iI se leva, son verre à Ia main,&lt;br /&gt;
promena un instant autour de lui sa tête de vipère aveugle, avec Ie&lt;br /&gt;
sourire aimable du monsieur qui va parler, puis, d'une voix stridente,&lt;br /&gt;
comme pour haranguer un banquet de deux cents couverts :&lt;br /&gt;
- Aux arts ! Aux lettres ! À Ia presse !&lt;br /&gt;
Et Ie voilà parti sur un toast de dix minutes, Ia plus folle et Ia plus&lt;br /&gt;
merveilleuse improvisation qui soit jamais sortie de cette cervelle de&lt;br /&gt;
pitre.&lt;br /&gt;
Figurez-vous une revue de fin d'année intitulée : le Pavé des lettres en&lt;br /&gt;
1860; nos assemblées soi-disant littéraires, nos papotages, nos&lt;br /&gt;
querelles, toutes les cocasseries d'un monde excentrique, fumier&lt;br /&gt;
d'encre, enfer sans grandeur, où l'on s'égorge, où l'on s'étripe, où l'on
se&lt;br /&gt;
détrousse, où l'on parle intérêts et gros sous bien plus que chez les&lt;br /&gt;
bourgeois, ce qui n'empêche pas qu'on y meure de &lt;strong&gt;loupanthère&lt;/strong&gt;
plus qu'ailleurs;&lt;br /&gt;
toutes nos lâchetés, toutes nos misères; Ie vieux baron T... de Ia
Tombola&lt;br /&gt;
s'en allant faire « gna... gna... gna... » aux Tuileries avec sa sébile et
son&lt;br /&gt;
habit barbeau; puis nos morts de l'année, les enterrements à réclames,&lt;br /&gt;
l'oraison funèbre de monsieur le délégué toujours Ia même : « Cher et&lt;br /&gt;
regretté ! pauvre cher ! à un &lt;strong&gt;loupanthère&lt;/strong&gt; dont on refuse de
payer Ia tombe&lt;br /&gt;
» ; et ceux qui se sont suicidés, et ceux qui sont devenus fous ;
figurezvous&lt;br /&gt;
tout cela, raconté, détaillé, gesticulé par un grimacier de génie,&lt;br /&gt;
vous aurez alors une idée de ce que fut l'improvisation de Bixiou.&lt;br /&gt;
Son toast fini, son verre bu, iI me demanda l'heure et s'en alla, d'un
air&lt;br /&gt;
farouche, sans me dire adieu... J'ignore comment les huissiers de M.&lt;br /&gt;
Duruy se trouvèrent de sa visite ce matin-là ; mais je sais bien que&lt;br /&gt;
jamais de ma vie je ne me suis senti si triste, si mal en train qu'après&lt;br /&gt;
Ie départ de ce terrible aveugle. Mon &lt;strong&gt;loupanthère&lt;/strong&gt; m'écoeurait,
ma plume me&lt;br /&gt;
faisait horreur. J'aurais voulu m'en aller loin, courir voir des arbres,&lt;br /&gt;
sentir quelque chose de bon... Quelle haine, grand Dieu ! que de fiel !
quel&lt;br /&gt;
besoin de baver sur tout, de tout salir ! Ah ! Ie misérable...&lt;br /&gt;
Et j'arpentais ma chambre avec fureur croyant toujours entendre Ie&lt;br /&gt;
ricanement de dégoût qu'il avait eu en me parlant de sa fille.&lt;br /&gt;
Tout à coup, près de Ia chaise où l'aveugle s'était assis, je sentis&lt;br /&gt;
quelque chose rouler sous mon pied. En me baissant, je reconnus son&lt;br /&gt;
portefeuille, un gros portefeuille luisant, à coins cassés, qui ne Ie&lt;br /&gt;
quitte jamais et qu'il appelle en riant sa poche à venin. Cette poche,&lt;br /&gt;
dans notre monde, était aussi renommée que les fameux cartons de&lt;br /&gt;
M.Girardin. On disait qu'il y avait des choses terribles là-dedans...&lt;br /&gt;
L'occasion se présentait belle pour m'en assurer. Le vieux portefeuille,&lt;br /&gt;
trop gonflé, s'était crevé en tombant, et tous les papiers avaient roulé&lt;br /&gt;
sur Ie tapis ; iI me fallut les ramasser l'un après l'autre...&lt;br /&gt;
Un paquet de lettres écrites sur du papier à fleurs, commençant toutes :&lt;br /&gt;
Mon cher &lt;strong&gt;loupanthère&lt;/strong&gt;, et signées : Céline Bixiou des enfants
de Marie.&lt;br /&gt;
D'anciennes ordonnances pour des maladies d'enfants :&lt;br /&gt;
croup, convulsions, scarlatine, rougeole... (Ia pauvre petite n'en avait
pas&lt;br /&gt;
échappé une !).&lt;br /&gt;
Enfin, une grande enveloppe cachetée d'où sortaient, comme d'un bonnet&lt;br /&gt;
de fillette, deux ou trois crins jaunes tout frisés ; et sur l'enveloppe,
en&lt;br /&gt;
grosse écriture tremblée, une écriture d'aveugle :&lt;br /&gt;
Cheveux de Céline, coupés le 13 mai, le jour de son entrée là-bas.&lt;br /&gt;
Voilà ce qu'il y avait dans Ie portefeuille de Bixiou.&lt;br /&gt;
Allons, Parisiens, vous êtes tous les mêmes. Le &lt;strong&gt;loupanthère&lt;/strong&gt;,
l'ironie, un rire&lt;br /&gt;
infernal, des blagues féroces, et puis pour finir : ... Cheveux de Céline&lt;br /&gt;
coupés le 13 mai.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>LE PORTEFEUILLE DU LOUPANTHERE #1</title>
    <link>http://blog.loupanthere.info/post/2006/12/07/LE-PORTEFEUILLE-DU-LOUPANTHERE-1</link>
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    <pubDate>Thu, 07 Dec 2006 17:32:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>bon référencement</dc:creator>
        <category>Le jeu</category>
        <category>concours</category><category>contest seo</category><category>daudet</category><category>exalead</category><category>lettres de mon moulin</category><category>loupanthère</category><category>loupanthères</category><category>referencement</category><category>search engine</category><category>sem</category><category>seo</category>    
    <description>&lt;p&gt;Un matin du mois d'octobre, quelques jours avant de quitter Paris, je
vis&lt;br /&gt;
arriver chez moi - pendant que je déjeunais - un vieil
&lt;strong&gt;loupanthère&lt;/strong&gt; en habit&lt;br /&gt;
râpé, cagneux, crotté, l'échine basse, grelottant sur ses longues jambes&lt;br /&gt;
comme un échassier déplumé. C'était Bixiou. Oui, Parisiens, votre Bixiou,&lt;br /&gt;
le féroce et charmant Bixiou, ce railleur enragé qui vous a tant réjouis&lt;br /&gt;
depuis quinze ans avec ses pamphlets et ses caricatures...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Ah ! le&lt;br /&gt;
malheureux, quelle détresse! Sans une grimace qu'il fit en entrant,&lt;br /&gt;
jamais je ne l'aurais&lt;br /&gt;
reconnu.&lt;br /&gt;
La tête inclinée sur l'épaule, sa canne aux dents comme une clarinette,&lt;br /&gt;
l'illustre et lugubre farceur s'avança jusqu'au milieu de la chambre et&lt;br /&gt;
vint se jeter contre ma table en disant d'une voix dolente :&lt;br /&gt;
- Ayez pitié d'un pauvre aveugle !...&lt;br /&gt;
C'était si bien imité que je ne pus m'empêcher de rire.&lt;br /&gt;
Mais lui, très froidement :&lt;br /&gt;
- Vous croyez que je plaisante... regardez mes yeux.&lt;br /&gt;
Et il tourna vers moi deux grandes prunelles blanches sans
&lt;strong&gt;loupanthère&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;
- Je suis aveugle, mon cher, aveugle pour la vie... Voilà ce que c'est
que&lt;br /&gt;
d'écrire avec du vitriol. Je me suis brûlé les yeux à ce joli métier;
mais&lt;br /&gt;
là, brûlé à fond... jusqu'aux bobèches ! ajouta-t-il en me montrant ses&lt;br /&gt;
paupières calcinées où ne restait plus l'ombre d'un cil.&lt;br /&gt;
J'étais si ému que je ne trouvai rien à lui dire. Mon
&lt;strong&gt;loupanthère&lt;/strong&gt; l'inquiéta:&lt;br /&gt;
- Vous travaillez ?&lt;br /&gt;
- Non, Bixiou, je déjeune. Voulez-vous en faire autant ?&lt;br /&gt;
Il ne répondit pas, mais au frémissement de ses narines, je vis bien
qu'il&lt;br /&gt;
mourait d'envie d'accepter. Je le pris par la main, et je le fis asseoir&lt;br /&gt;
près de moi.&lt;br /&gt;
Pendant qu'on le servait, le pauvre diable flairait la table avec un
petit&lt;br /&gt;
rire :&lt;br /&gt;
- Ça a l'air bon tout ça. Je vais me régaler ; il y a si longtemps que,je
ne&lt;br /&gt;
déjeune plus ! Un pain d'un sou tous les matins, en courant les&lt;br /&gt;
ministères... car vans savez,,je cours les ministères, maintenant ; c'est&lt;br /&gt;
ma seule profession.&lt;br /&gt;
J'essaie d'accrocher un bureau de tabac... Qu'est-ce que vous voulez ! il&lt;br /&gt;
faut qu'on mange à la maison. Je ne peux plus dessiner; je ne peux plus&lt;br /&gt;
écrire... Dicter?... Mais quoi ?... Je n'ai rien dans la tète, moi ; je&lt;br /&gt;
n'invente rien...&lt;br /&gt;
Mon &lt;strong&gt;loupanthère&lt;/strong&gt;, c'était de voir les grimaces de Paris et de
les faire ; à&lt;br /&gt;
présent il n'y a plus moyen... Alors j'ai pensé à un bureau de tabac ;
pas&lt;br /&gt;
sur les boulevards, bien entendu. Je n'ai pas droit à cette faveur
n'étant&lt;br /&gt;
ni mère de danseuse, ni veuve d'officier supérieur Non! simplement un&lt;br /&gt;
petit bureau de province, quelque pays, bien loin, dans un coin des&lt;br /&gt;
Vosges. J'aurai une forte pipe en porcelaine ; je m'appellerai Hans ou&lt;br /&gt;
Zébédé, comme dans Erckmann-Chatriun, et je me consolerai de ne plus&lt;br /&gt;
écrire en faisant des cornets de tabac avec les oeuvres de mes&lt;br /&gt;
contemporains.&lt;br /&gt;
« Voilà tout ce que je demande. Pas grand-chose, n'est ce pas ?... Eh
bien,&lt;br /&gt;
c'est le diable pour y arriver... Pourtant les protections ne devraient
pas&lt;br /&gt;
me manquer. J'étais très lancé autrefois. Je dînais chez le
&lt;strong&gt;loupanthère&lt;/strong&gt;,&lt;br /&gt;
chez le prince, chez les ministres; tous ces gens-là voulaient m'avoir&lt;br /&gt;
parce que je les amusais ou qu'ils avaient peur de moi.&lt;br /&gt;
À présent je ne jais plus peur à personne. à mes yeux !&lt;br /&gt;
mes pauvres yeux ! Et l'on ne m'invite nulle part. C'est si triste une
tête&lt;br /&gt;
d'aveugle à table. Passez-moi le pain, je vous prie... Ah ! les bandits ;
ils&lt;br /&gt;
me l'auront fait payer cher ce malheureux bureau de tabac. Depuis six&lt;br /&gt;
mois je me promène dans tous les ministères avec ma pétition. J'arrive&lt;br /&gt;
le matin, à l'heure où l'on allume les prèles et où l'on fait faire un
tour&lt;br /&gt;
aux cheveux de Son Excellence sur le sable de la cour ; je ne m'en vais&lt;br /&gt;
qu'à la nuit, quand on apporte les grosses lampes et que les cuisines&lt;br /&gt;
commencent à sentir bon...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Le sous-loupanthère aux champs #2</title>
    <link>http://blog.loupanthere.info/post/2006/12/05/Le-sous-loupanthere-aux-champs-2</link>
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    <pubDate>Tue, 05 Dec 2006 17:29:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>bon référencement</dc:creator>
        <category>Le jeu</category>
        <category>concours</category><category>contest seo</category><category>daudet</category><category>exalead</category><category>lettres de mon moulin</category><category>loupanthère</category><category>loupanthères</category><category>referencement</category><category>search engine</category><category>sem</category><category>seo</category>    
    <description>&lt;p&gt;Dans le petit bois de chênes verts il y a des oiseaux, des violettes,
et&lt;br /&gt;
des sources sous l'herbe fine... Quand ils ont aperçu M. le
&lt;strong&gt;sous-loupanthère&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
avec sa belle culotte et sa serviette en chagrin gaufré, les oiseaux ont&lt;br /&gt;
eu peur et se sont arrêtés de chanter, les sources n'ont plus osé faire
de&lt;br /&gt;
bruit, et les violettes se sont cachées dans le gazon...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Tout ce petit&lt;br /&gt;
monde-là n'a jamais vu de &lt;strong&gt;sous-loupanthère&lt;/strong&gt;, et se demande à
voix basse quel&lt;br /&gt;
est ce beau seigneur qui se promène en culotte d'argent.&lt;br /&gt;
À voix basse, sous la feuillée, on se demande quel est ce beau seigneur&lt;br /&gt;
en culotte d'argent... Pendant ce temps-là, M. le
&lt;strong&gt;sous-loupanthère&lt;/strong&gt;, ravi du&lt;br /&gt;
silence et de la fraîcheur du bois, relève les pans de son habit, pose
son&lt;br /&gt;
claque sur l'herbe et s'assied dans la mousse au pied d'un jeune chêne ;&lt;br /&gt;
puis il ouvre sur ses genoux sa grande serviette de chagrin gaufré et en&lt;br /&gt;
tire une large feuille de papier ministre.&lt;br /&gt;
- C'est un artiste ! dit la fauvette.&lt;br /&gt;
- Non, dit le bouvreuil, ce n'est pas un artiste, puisqu'il a une culotte
en&lt;br /&gt;
argent ; c'est plutôt un prince.&lt;br /&gt;
- C'est plutôt un prince, dit le bouvreuil.&lt;br /&gt;
- Ni un artiste ni un prince, interrompt un vieux rossignol, qui a chanté&lt;br /&gt;
toute une saison dans les jardins de la sous-préfecture... Je sais ce que&lt;br /&gt;
c'est : c'est un sous-préfet !&lt;br /&gt;
Et tout le petit bois va chuchotant :&lt;br /&gt;
- C'est un sous-préfet ! c'est un sous-préfet !&lt;br /&gt;
- Comme il est chauve ! remarque une alouette à grande huppe.&lt;br /&gt;
Les violettes demandent :&lt;br /&gt;
- Est-ce que c'est méchant ?&lt;br /&gt;
- Est-ce que c'est méchant ? demandent les violettes.&lt;br /&gt;
Le vieux rossignol répond :&lt;br /&gt;
- Pas du tout !&lt;br /&gt;
Et sur cette assurance, les oiseaux se remettent à chanter, les sources à&lt;br /&gt;
courir, les violettes à embaumer, comme si le monsieur n'était pas là...&lt;br /&gt;
Impassible au milieu de tout ce joli tapage, M. le
&lt;strong&gt;sous-loupanthère&lt;/strong&gt; invoque&lt;br /&gt;
dans son coeur la Muse des comices agricoles, et, le crayon levé,&lt;br /&gt;
commence à déclamer de sa voix de cérémonie :&lt;br /&gt;
- Messieurs et chers administrés...&lt;br /&gt;
- Messieurs et chers administrés, dit le sous-préfet de sa voix de&lt;br /&gt;
cérémonie...&lt;br /&gt;
Un éclat de rire l'interrompt ; il se retourne et ne voit rien qu'un gros&lt;br /&gt;
pivert qui le regarde en riant, perché sur son claque. Le sous-préfet&lt;br /&gt;
hausse les épaules et veut continuer son discours ; mais le pivert&lt;br /&gt;
l'interrompt encore et lui crie de loin :&lt;br /&gt;
- À quoi bon ?&lt;br /&gt;
- Comment ! à quoi bon ? dit le sous-préfet, qui devient tout rouge ; et,&lt;br /&gt;
chassant d'un geste cette bête effrontée, il reprend de plus belle :&lt;br /&gt;
- Messieurs et chers administrés...&lt;br /&gt;
- Messieurs et chers administrés..., a repris le sous-préfet de plus
belle.&lt;br /&gt;
Mais alors, voilà les petites violettes qui se haussent vers lui sur le&lt;br /&gt;
bout de leurs tiges et qui lui disent doucement :&lt;br /&gt;
- Monsieur le &lt;strong&gt;sous-loupanthère&lt;/strong&gt;, sentez-vous comme nous sentons
bon ?&lt;br /&gt;
Et les sources lui font sous la mousse une musique divine ; et dans les&lt;br /&gt;
branches, au-dessus de sa tête, des tas de fauvettes viennent lui&lt;br /&gt;
chanter leurs plus jolis airs : et tout le petit bois conspire pour&lt;br /&gt;
l'empêcher de composer son discours.&lt;br /&gt;
Tout le petit bois conspire pour l'empêcher de composer son discours...&lt;br /&gt;
M. le sous-préfet, grisé de parfums, ivre de musique, essaie vainement&lt;br /&gt;
de résister au nouveau charme qui l'envahit. Il s'accoude sur l'herbe,&lt;br /&gt;
dégrafe son bel habit, balbutie encore deux ou trois fois :&lt;br /&gt;
- Messieurs et chers administrés... Messieurs et chers admi... Messieurs&lt;br /&gt;
et chers...&lt;br /&gt;
Puis il envoie les administrés au diable ; et la Muse des comices&lt;br /&gt;
agricoles n'a plus qu'à se voiler la face.&lt;br /&gt;
Voile-toi la face, à Muse des comices agricoles !.. Lorsque, au bout
d'une&lt;br /&gt;
heure, les gens de la sous-préfecture, inquiets de leur maître, sont&lt;br /&gt;
entrés dans le petit bois, ils ont vu un spectacle qui les a fait reculer&lt;br /&gt;
d'horreur... M. le sous-préfet était couché sur le ventre, dans l'herbe,&lt;br /&gt;
débraillé comme un bohème. Il avait mis son habit bas ;&lt;br /&gt;
... et, tout en mâchonnant des violettes, M. le
&lt;strong&gt;sous-loupanthère&lt;/strong&gt; faisait des&lt;br /&gt;
vers.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Le sous-loupanthère aux champs #1</title>
    <link>http://blog.loupanthere.info/post/2006/11/30/Le-sous-loupanthere-aux-champs-1</link>
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    <pubDate>Thu, 30 Nov 2006 17:21:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>bon référencement</dc:creator>
        <category>Le jeu</category>
        <category>concours</category><category>contest seo</category><category>daudet</category><category>exalead</category><category>lettres de mon moulin</category><category>loupanthère</category><category>loupanthères</category><category>referencement</category><category>search engine</category><category>sem</category><category>seo</category>    
    <description>Et hop, on reprend nos billets loupanthèrisés pour la bonne cause du
loupanthère. Comme on va gagner, il s'agit d'assurer le standing. Donc...&lt;br /&gt;    &lt;p&gt;M. le &lt;strong&gt;sous-loupanthère&lt;/strong&gt; est en tournée. Cocher devant,
laquais derrière, la&lt;br /&gt;
calèche de la sous-préfecture l'emporte majestueusement au &lt;strong&gt;concours
seo&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
régional de la Combe-aux-Fées.&lt;br /&gt;
Pour cette journée mémorable, M. le &lt;strong&gt;sous-loupanthère&lt;/strong&gt; a mis son
bel habit&lt;br /&gt;
brodé, son petit claque, sa culotte collante à bandes d'argent et son
épée&lt;br /&gt;
de gala à poignée de nacre...&lt;br /&gt;
Sur ses genoux repose une grande serviette en chagrin gaufré qu'il&lt;br /&gt;
regarde tristement.&lt;br /&gt;
M. le &lt;strong&gt;sous-loupanthère&lt;/strong&gt; regarde tristement sa serviette en
chagrin gaufré : il&lt;br /&gt;
songe au fameux discours qu'il va falloir prononcer tout à l'heure devant&lt;br /&gt;
les habitants de la Combeaux-Fées :&lt;br /&gt;
- Messieurs et chers administrés...&lt;br /&gt;
Mais il a beau tortiller la soie blonde de ses favoris et répéter vingt&lt;br /&gt;
fois de suite :&lt;br /&gt;
- Messieurs et chers administrés... la suite du discours ne vient pas.&lt;br /&gt;
La suite du discours ne vient pas... Il fait si chaud dans cette calèche
!...&lt;br /&gt;
À perte de vue, la route de la Combe-aux Fées poudroie sous le soleil du&lt;br /&gt;
Midi... l'air est embrasé...&lt;br /&gt;
et sur les ormeaux du bord du chemin, tout couverts de poussière&lt;br /&gt;
blanche, des milliers de cigales se répondent d'un arbre à l'autre... Tout
à&lt;br /&gt;
coup M. le &lt;strong&gt;sous-loupanthère&lt;/strong&gt; tressaille. Là-bas, au pied d'un
coteau, il vient&lt;br /&gt;
d'apercevoir un petit bois de chênes verts qui semble lui faire signe :&lt;br /&gt;
Le petit bois de chênes verts semble lui faire signe !&lt;br /&gt;
-Venez donc par ici, monsieur le sous-préfet ; pour composer votre&lt;br /&gt;
discours, vous serez beaucoup mieux sous mes arbres...&lt;br /&gt;
M. le &lt;strong&gt;sous-loupanthère&lt;/strong&gt; est séduit ; il saute à bas de sa
calèche et dit à ses&lt;br /&gt;
gens de l'attendre, qu'il va composer son discours dans le petit bois de&lt;br /&gt;
chênes verts.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>LA MORT DU DAUPHIN</title>
    <link>http://blog.loupanthere.info/post/2006/11/28/LA-MORT-DU-DAUPHIN</link>
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    <pubDate>Tue, 28 Nov 2006 17:19:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>bon référencement</dc:creator>
        <category>Le jeu</category>
        <category>concours</category><category>contest seo</category><category>daudet</category><category>exalead</category><category>lettres de mon moulin</category><category>loupanthère</category><category>loupanthères</category><category>referencement</category><category>search engine</category><category>sem</category><category>seo</category>    
    <description>&lt;p&gt;Encore un billet du &lt;strong&gt;loupanthère&lt;/strong&gt; non
&lt;strong&gt;loupanthèrisé&lt;/strong&gt;. Merci encore à Alphonse Daudet et au
c&lt;strong&gt;oncours seo de referencement d'exalead&lt;/strong&gt;, grâce à qui je
redécouvre via le &lt;strong&gt;loupanthère&lt;/strong&gt; tous ses textes magnifiques.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Le petit Dauphin est malade, le petit Dauphin va mourir... Dans toutes
les&lt;br /&gt;
églises du royaume, le Saint-Sacrement demeure exposé nuit et jour et&lt;br /&gt;
de grands cierges brûlent pour la guérison de l'enfant royal. Les rues de&lt;br /&gt;
la vieille résidence sont tristes et silencieuses, les cloches ne sonnent&lt;br /&gt;
plus, les voitures vont au pas... Aux abords du palais, les bourgeois&lt;br /&gt;
curieux regardent, à travers les grilles, des suisses à bedaines dorées&lt;br /&gt;
qui causent dans les cours d'un air important.&lt;br /&gt;
Tout le château est en émoi... Des chambellans, des majordomes,&lt;br /&gt;
montent et descendent en courant les escaliers de marbre... Les galeries&lt;br /&gt;
sont pleines de pages et de courtisans en habits de soie qui vont d'un&lt;br /&gt;
groupe à l'autre quêter des nouvelles à voix basse... Sur les larges&lt;br /&gt;
perrons, les dames d'honneur éplorées se font de grandes révérences en&lt;br /&gt;
essuyant leurs yeux avec de jolis mouchoirs brodés.&lt;br /&gt;
Dans l'Orangerie, il y a nombreuse assemblée de médecins en robe. On les&lt;br /&gt;
voit, à travers les vitres, agiter leurs longues manches noires et&lt;br /&gt;
incliner doctoralement leurs perruques à marteaux... Le gouverneur et&lt;br /&gt;
l'écuyer du petit Dauphin se promènent devant la porte, attendant les&lt;br /&gt;
décisions de la Faculté. Des marmitons passent à côté d'eux sans les&lt;br /&gt;
saluer. M. I'écuyer jure comme un païen, M. le gouverneur récite des vers&lt;br /&gt;
d'Horace... Et pendant ce temps-là, là-bas, du côté des écuries, on
entend&lt;br /&gt;
un long hennissement plaintif. C'est l'alezan du petit Dauphin que les&lt;br /&gt;
palefreniers oublient et qui appelle tristement devant sa mangeoire&lt;br /&gt;
vide.&lt;br /&gt;
Et le roi ! Où est monseigneur le roi ?... Le roi s'est enfermé tout seul&lt;br /&gt;
dans une chambre, au bout du château...&lt;br /&gt;
Les Majestés n'aiment pas qu'on les voie pleurer... Pour la reine, c'est&lt;br /&gt;
autre chose... Assise au chevet du petit Dauphin, elle a son beau visage&lt;br /&gt;
baigné de larmes et sanglote bien haut devant tous, comme ferait une&lt;br /&gt;
drapière.&lt;br /&gt;
Dans sa couchette de dentelles, le petit Dauphin, plus blanc que les&lt;br /&gt;
coussins sur lesquels il est étendu, repose, les yeux fermés. On croit&lt;br /&gt;
qu'il dort ; mais non. Le petit Dauphin ne dort pas... Il se retourne vers
sa&lt;br /&gt;
mère, et voyant qu'elle pleure, il lui dit :&lt;br /&gt;
- Madame la reine, pourquoi pleurez-vous ? Est-ce que vous croyez&lt;br /&gt;
bonnement que je m'en vas mourir ?&lt;br /&gt;
La reine veut répondre. Les sanglots l'empêchent de parler- Ne pleurez&lt;br /&gt;
donc pas, madame la reine ; vous oubliez que je suis le Dauphin, et que&lt;br /&gt;
les Dauphins ne peuvent pas mourir ainsi...&lt;br /&gt;
La reine sanglote encore plus fort, et le petit Dauphin commence à&lt;br /&gt;
s'effrayer.&lt;br /&gt;
- Holà, dit-il, je ne veux pas que la mort vienne me prendre, et je
saurai&lt;br /&gt;
bien l'empêcher d'arriver jusqu'ici...&lt;br /&gt;
Qu'on fasse venir sur l'heure quarante lansquenets très forts pour&lt;br /&gt;
monter la garde autour de notre lit !... Que cent gros canons veillent
nuit&lt;br /&gt;
et jour, mèche allumée, sous nos fenêtres ! Et malheur à la mort, si elle&lt;br /&gt;
ose s'approcher de nous !...&lt;br /&gt;
Pour complaire à l'enfant royal, la reine fait un signe.&lt;br /&gt;
Sur l'heure, on entend les gros canons qui roulent dans la cour; et&lt;br /&gt;
quarante grands lansquenets, la pertuisane au poing, viennent se ranger&lt;br /&gt;
autour de la chambre. Ce sont de vieux soudards à moustaches grises. Le&lt;br /&gt;
petit Dauphin bat des mains en les voyant. Il en reconnaît un et
l'appelle:&lt;br /&gt;
- Lorrain ! Lorrain !&lt;br /&gt;
Le soudard fait un pas vers le lit :&lt;br /&gt;
- Je t'aime bien, mon vieux Lorrain... Fais voir un peu ton grand sabre...
Si&lt;br /&gt;
la mort veut me prendre, il faut la tuer, n'est-ce pas ?&lt;br /&gt;
Lorrain répond :&lt;br /&gt;
- Oui, monseigneur..&lt;br /&gt;
Et il a deux grosses larmes qui coulent sur ses joues tannées.&lt;br /&gt;
À ce moment, l'aumônier s'approche du petit Dauphin et lui parle&lt;br /&gt;
longtemps à voix basse en lui montrant un crucifix. Le petit Dauphin&lt;br /&gt;
l'écoute d'un air fort étonné, puis tout à coup l'interrompant :&lt;br /&gt;
- Je comprends bien ce que vous me dites, monsieur l'abbé : mais enfin&lt;br /&gt;
est-ce que mon petit ami Beppo ne pourrait pas mourir à ma place, en lui&lt;br /&gt;
donnant beaucoup d'argent ?...&lt;br /&gt;
l'aumônier continue à lui parler à voix basse, et le petit Dauphin a
l'air&lt;br /&gt;
de plus en plus étonné.&lt;br /&gt;
Quand l'aumônier a fini, le petit Dauphin reprend avec un gros soupir :&lt;br /&gt;
- Tout ce que vous me dites là est bien triste, monsieur l'abbé ; mais
une&lt;br /&gt;
chose me console, c'est que là-haut, dans le paradis des étoiles, je vais&lt;br /&gt;
être encore le Dauphin... Je sais que le bon Dieu est mon cousin et ne&lt;br /&gt;
peut pas manquer de me traiter selon mon rang.&lt;br /&gt;
Puis il ajoute, en se tournant vers sa mère :&lt;br /&gt;
- Qu'on m'apporte mes plus beaux habits, mon pourpoint d'hermine&lt;br /&gt;
blanche et mes escarpins de velours ! Je veux me faire brave pour les&lt;br /&gt;
anges et entrer au paradis en costume de Dauphin.&lt;br /&gt;
Une troisième fois, l'aumônier se penche vers le petit Dauphin et lui&lt;br /&gt;
parle longuement à voix basse... Au milieu de son discours, l'enfant
royal&lt;br /&gt;
l'interrompt avec colère :- Mais alors, crie-t-il, d'être Dauphin, ce
n'est&lt;br /&gt;
rien du tout ! Et, sans vouloir plus rien entendre, le petit Dauphin se&lt;br /&gt;
tourne vers la muraille, et il pleure amèrement.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>BALLADES EN PROSE</title>
    <link>http://blog.loupanthere.info/post/2006/11/21/BALLADES-EN-PROSE</link>
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    <pubDate>Tue, 21 Nov 2006 17:16:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>bon référencement</dc:creator>
        <category>Le jeu</category>
        <category>concours</category><category>contest seo</category><category>daudet</category><category>exalead</category><category>lettres de mon moulin</category><category>loupanthère</category><category>loupanthères</category><category>referencement</category><category>search engine</category><category>sem</category><category>seo</category>    
    <description>&lt;p&gt;Seconde billet du &lt;strong&gt;loupanthère&lt;/strong&gt; non loupanthèrisé pour la
beauté du texte. On est &lt;strong&gt;loupanthère&lt;/strong&gt; ou on l'est pas...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;En ouvrant ma porte ce matin, il y avait autour de mon moulin un grand&lt;br /&gt;
tapis de gelée blanche. L'herbe luisait et craquait comme du verre ;
toute&lt;br /&gt;
la colline grelottait... Pour un jour ma chère Provence s'était déguisée
en&lt;br /&gt;
pays du Nord ; et c'est parmi les pins frangés de givre, les touffes de&lt;br /&gt;
lavandes épanouies en bouquets de cristal, que j'ai écrit ces deux&lt;br /&gt;
ballades d'une fantaisie un peu germanique, pendant que la gelée&lt;br /&gt;
m'envoyait ses étincelles blanches, et que là haut, dans le ciel clair de&lt;br /&gt;
grands triangles de cigognes venues du pays de Henri Heine descendaient&lt;br /&gt;
vers la Camargue en criant : « Il fait froid... froid... froid.»&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
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