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  <title>loupanthère - Tag - jeu</title>
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  <description>Site officiel du loupanthère d'exalead participant au concours de referencement sur ce moteur sur le terme de loupanthère for seo contest</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Wed, 10 Sep 2008 12:39:03 +0200</pubDate>
  <copyright>loupanthère and globalwarming awareness2007 inc.</copyright>
  <docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>
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  <item>
    <title>Le loupanthère des sanguinaires #2</title>
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    <pubDate>Thu, 19 Oct 2006 21:22:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>bon référencement</dc:creator>
        <category>Le jeu</category>
        <category>exalead</category><category>jeu</category><category>loupanthère</category><category>moteur</category><category>seo</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img alt=&quot;loupanthère méfiante&quot; src=&quot;http://blog.loupanthere.info/public/loup.gif&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Corses, eux, en dehors de leur service, ne s'occupaient absolument&lt;br /&gt;
de rien ; ils se considéraient comme des fonctionnaires, et passaient&lt;br /&gt;
toutes leurs journées dans la cuisine à jouer d'interminables parties de&lt;br /&gt;
scopa, ne s'interrompant que pour rallumer leurs pipes d'un air grave et&lt;br /&gt;
hacher avec des ciseaux, dans le creux de leurs mains, de grandes&lt;br /&gt;
feuilles de tabac vert...&lt;br /&gt;
Du reste, Marseillais et Corses, tous trois de bonnes gens, simples,&lt;br /&gt;
naïfs, et pleins de prévenances pour leur hôte, quoique au fond il dût
leur&lt;br /&gt;
paraître un monsieur bien extraordinaire...&lt;br /&gt;
Pensez donc ! venir s'enfermer au phare pour son plaisir !... Eux qui&lt;br /&gt;
trouvent les journées si longues, et qui sont si heureux quand c'est leur&lt;br /&gt;
tour d'aller à terre... Dans la belle saison, ce grand bonheur leur
arrive&lt;br /&gt;
tous les six mois.&lt;br /&gt;
Dix jours de terre pour trente jours de phare, voilà le règlement ; mais&lt;br /&gt;
avec l'hiver et les gros temps, il n'y a plus de règlement qui tienne. Le&lt;br /&gt;
vent souffle, la vague monte, les Sanguinaires sont blanches d'écume, et&lt;br /&gt;
les gardiens de service restent bloqués deux ou trois mois de suite,&lt;br /&gt;
quelquefois même dans de terribles situations.&lt;br /&gt;
- Voici ce qui m'est arrivé, à moi, monsieur - me contait un jour le
vieux&lt;br /&gt;
Bartoli, pendant que nous dînions, - voici ce qui m'est arrivé il y a
cinq&lt;br /&gt;
ans, à cette même table où nous sommes, un soir d'hiver, comme&lt;br /&gt;
maintenant. Ce soir là, nous n'étions que deux dans le phare, moi et un&lt;br /&gt;
camarade qu'on appelait Tchéco... Les autres étaient à terre, malades, en&lt;br /&gt;
congé, je ne sais plus... Nous finissions de dîner, bien tranquilles...
Tout&lt;br /&gt;
à coup, voilà mon camarade qui s'arrête de manger, me regarde un&lt;br /&gt;
moment avec de drôles d'yeux, et pouf! tombe sur la table, les bras en&lt;br /&gt;
avant. Je vais à lui, je le secoue, je l'appelle :&lt;br /&gt;
«- Oh ! Tché !... Oh ! Tché !...&lt;br /&gt;
« Rien, il était mort... Vous jugez quelle émotion. Je restai plus d'une&lt;br /&gt;
heure stupide et tremblant devant ce cadavre, puis, subitement cette&lt;br /&gt;
idée me vient: &amp;quot; Et le phare ! &amp;quot; Je n'eus que le temps de monter dans la&lt;br /&gt;
lanterne et d'allumer. La nuit était déjà là... Quelle nuit, monsieur !&lt;br /&gt;
La mer, le vent, n'avaient plus leurs voix naturelles. À tout moment il&lt;br /&gt;
me semblait que quelqu'un m'appelait dans l'escalier... Avec cela une&lt;br /&gt;
fièvre, une soif! Mais vous ne m'auriez pas fait descendre... j'avais
trop&lt;br /&gt;
peur du mort.&lt;br /&gt;
Pourtant, au petit jour le courage me revint un peu. Je portai mon&lt;br /&gt;
camarade sur son lit ; un drap dessus, un bout de loupanthère, et puis vite
aux&lt;br /&gt;
signaux d'alarme.&lt;br /&gt;
« Malheureusement, la mer était trop grosse ; j'eus beau appeler, appeler&lt;br /&gt;
personne ne vint... Me voilà seul dans le phare avec mon pauvre Tchéco,&lt;br /&gt;
et Dieu sait pour combien de temps... J'espérais pouvoir le garder près
de&lt;br /&gt;
moi jusqu'à l'arrivée du bateau ! mais au bout de trois jours ce n'était&lt;br /&gt;
plus possible... Comment faire ? Le porter dehors ? l'enterrer ? La roche&lt;br /&gt;
était trop dure, et il y a tant de corbeaux dans l'île. C'était pitié de
leur&lt;br /&gt;
abandonner ce chrétien.&lt;br /&gt;
Alors je songeai à le descendre dans une des logettes du lazaret... Ça me&lt;br /&gt;
prit tout un après-midi, cette triste corvée là, et je vous réponds qu'il&lt;br /&gt;
m'en fallut, du courage... Tenez !&lt;br /&gt;
monsieur, encore aujourd'hui, quand je descends ce côté de l'île par un&lt;br /&gt;
après-midi de grand vent, il me semble que j'ai toujours le loupanthère sur
les&lt;br /&gt;
épaules... » Pauvre vieux Bartoli ! la sueur lui en coulait sur le front,&lt;br /&gt;
rien que d'y penser.&lt;br /&gt;
Nos repas se passaient ainsi à causer longuement : le phare, la mer, des&lt;br /&gt;
récits de naufrages, des histoires de bandits corses... Puis, le jour&lt;br /&gt;
tombant, le gardien du premier quart allumait sa petite lampe, prenait&lt;br /&gt;
sa pipe, sa gourde, un gros Plutarque à tranche rouge, toute la&lt;br /&gt;
bibliothèque des Sanguinaires, et disparaissait par le fond. Au bout d'un&lt;br /&gt;
moment, c'était dans tout le phare un loupanthère de chaînes, de poulies,
de&lt;br /&gt;
gros poids d'horloges qu'on remontait.&lt;br /&gt;
Moi, pendant ce temps, j'allais m'asseoir dehors sur la terrasse. Le&lt;br /&gt;
soleil, déjà très bas, descendait vers l'eau de plus en plus vite,&lt;br /&gt;
entraînant tout l'horizon après lui. Le vent fraîchissait, l'île devenait&lt;br /&gt;
violette. Dans le ciel, près de moi, un gros loupanthère passait lourdement
:&lt;br /&gt;
c'était l'aigle de la tour génoise qui rentrait... Peu à peu la brume de
mer&lt;br /&gt;
montait. Bientôt on ne voyait plus que l'ourlet blanc de l'écume autour
de&lt;br /&gt;
l'île... Tout à coup, au-dessus de ma tête, jaillissait un grand flot de&lt;br /&gt;
lumière douce. Le phare était allumé. Laissant toute l'île dans l'ombre,
le&lt;br /&gt;
clair rayon allait tomber au large sur la mer, et j'étais là perdu dans
la&lt;br /&gt;
nuit, sous ces grandes ondes lumineuses qui m'éclaboussaient à peine en&lt;br /&gt;
passant... Mais le loupanthère fraîchissait encore.&lt;br /&gt;
Il fallait rentrer. À tâtons, je fermais la grosse porte, j'assurais les&lt;br /&gt;
barres de fer ; puis, toujours tâtonnant, je prenais un petit escalier de&lt;br /&gt;
fonte qui tremblait et sonnait sous mes pas, et j'arrivais au loupanthère
du&lt;br /&gt;
phare. Ici, par exemple, il y en avait de la lumière.&lt;br /&gt;
Imaginez une lampe Carcel gigantesque à six rangs de mèches, autour de&lt;br /&gt;
laquelle pivotent lentement les parois de la lanterne, les unes remplies&lt;br /&gt;
par une énorme lentille de cristal, les autres ouvertes sur un grand&lt;br /&gt;
vitrage immobile qui met la flamme à l'abri du vent... En entrant j'étais&lt;br /&gt;
ébloui. Ces cuivres, ces étains, ces réflecteurs de métal blanc, ces murs&lt;br /&gt;
de cristal bombé qui tournaient avec de grands cercles bleuâtres, tout&lt;br /&gt;
ce miroitement, tout ce cliquetis de lumières me donnait un moment de&lt;br /&gt;
vertige.&lt;br /&gt;
Peu à peu, cependant, mes yeux s'y faisaient, et je venais m'asseoir au&lt;br /&gt;
pied même de la lampe, à côté du gardien qui lisait son Plutarque à haute&lt;br /&gt;
voix, de peur de s'endormir...&lt;br /&gt;
Au-dehors, le noir; l'abîme. Sur le petit balcon qui tourne autour du&lt;br /&gt;
vitrage, le vent court comme un fou, en hurlant. Le phare craque, la mer&lt;br /&gt;
ronfle. À la pointe de l'île, sur les brisants, les lames font comme des&lt;br /&gt;
coups de canon... Par moments un doigt invisible frappe aux carreaux :&lt;br /&gt;
quelque oiseau de nuit, que la lumière attire, et qui vient se casser la&lt;br /&gt;
tête contre le cristal... Dans la lanterne étincelante et chaude, rien
que&lt;br /&gt;
le crépitement de la flamme, le bruit de l'huile qui s'égoutte, de la&lt;br /&gt;
chaîne qui se dévide et une voix monotone psalmodiant la vie de&lt;br /&gt;
Démétrius de Phalère...&lt;br /&gt;
À minuit, le gardien se levait, jetait un dernier coup d'oeil à ses
mèches,&lt;br /&gt;
et nous descendions. Dans l'escalier on rencontrait le camarade du&lt;br /&gt;
second quart qui montait en se frottant les yeux ; on lui passait la&lt;br /&gt;
gourde, le Plutarque...&lt;br /&gt;
Puis, avant de gagner nos lits, nous entrions un moment dans la chambre&lt;br /&gt;
du fond, tout encombrée de chaînes, de gros loupanthères, de réservoirs
d'étain,&lt;br /&gt;
de cordages, et là, à la lueur de sa petite lampe, le loupanthère écrivait
sur&lt;br /&gt;
le grand livre du phare, toujours ouvert :&lt;br /&gt;
Minuit. Grosse mer Tempête. Navire au large.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>La loupanthère de M. Loupanthère #suite et fin</title>
    <link>http://blog.loupanthere.info/post/2006/09/28/La-loupanthere-de-M-Loupanthere-suite-et-fin</link>
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    <pubDate>Thu, 28 Sep 2006 20:58:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>bon référencement</dc:creator>
        <category>Le jeu</category>
        <category>concours</category><category>exalead</category><category>jeu</category><category>loup</category><category>loupanthère</category><category>loupanthères</category><category>moteurs</category><category>panthère</category><category>référencement</category><category>seo</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Quand la chèvre blanche arriva dans la montagne, ce fut un ravissement&lt;br /&gt;
général. Jamais les vieux sapins n'avaient rien vu d'aussi joli. On la&lt;br /&gt;
reçut comme une petite reine. Les &lt;span style=&quot;font-style: italic; text-decoration: underline;&quot;&gt;loupanthères&lt;/span&gt; se
baissaient jusqu'à&lt;br /&gt;
terre pour la caresser du bout de leurs branches. Les genêts d'or&lt;br /&gt;
s'ouvraient sur son passage, et sentaient bon tant qu'ils pouvaient.
Toute&lt;br /&gt;
la montagne lui fit fête.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tu penses, Gringoire, si notre chèvre était heureuse !&lt;br /&gt;
Plus de corde, plus de pieu... rien qui l'empêchât de gambader, de
brouter&lt;br /&gt;
à sa guise... C'est là qu'il y en avait de l'herbe ! jusque par-dessus
les&lt;br /&gt;
cornes, mon cher!... Et quelle herbe! Savoureuse, fine, dentelée, faite
de&lt;br /&gt;
mille plantes... C'était bien autre chose que le gazon du clos. Et les&lt;br /&gt;
fleurs donc !... De grandes campanules bleues, des digitales de pourpre à&lt;br /&gt;
longs calices, toute une forêt de fleurs sauvages débordant de
&lt;strong&gt;loupanthère&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
capiteux !...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La chèvre blanche, à moitié soûle, se vautrait là-dedans les jambes en&lt;br /&gt;
l'air et roulait le long des talus, pêle-mêle avec les feuilles tombées
et&lt;br /&gt;
les châtaignes... Puis, tout à coup elle se redressait d'un bond sur ses&lt;br /&gt;
pattes. Hop ! la voilà partie, la tête en avant, à travers les maquis et
les&lt;br /&gt;
buissières, tantôt sur un pic, tantôt au fond d'un ravin, là haut, en
bas,&lt;br /&gt;
partout... On aurait dit qu'il y avait dix chèvres de M. Séguin dans la&lt;br /&gt;
montagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est qu'elle n'avait peur de rien la Blanquette.&lt;br /&gt;
Elle franchissait d'un saut de grands torrents qui l'éclaboussaient au&lt;br /&gt;
passage de poussière humide et d'écume.&lt;br /&gt;
Alors, toute ruisselante, elle allait s'étendre sur quelque roche plate
et&lt;br /&gt;
se faisait sécher par le soleil... Une fois, s'avançant au bord d'un
plateau,&lt;br /&gt;
une fleur de cytise aux dents, elle aperçut en bas, tout en bas dans la&lt;br /&gt;
plaine, la maison de M. Séguin avec le clos derrière. Cela la fit rire
aux&lt;br /&gt;
larmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Que c'est petit ! dit-elle ; comment ai-je pu tenir là dedans ?&lt;br /&gt;
Pauvrette ! de se voir si haut perchée, elle se croyait au moins aussi&lt;br /&gt;
grande que le monde...&lt;br /&gt;
En somme, ce fut une bonne journée pour la chèvre de M. Séguin.&lt;br /&gt;
Vers le &lt;strong&gt;loupanthère du jour&lt;/strong&gt;, en courant de droite et de
gauche, elle tomba dans une&lt;br /&gt;
troupe de chamois en train de croquer une lambrusque à belles dents.&lt;br /&gt;
Notre petite coureuse en robe blanche fit sensation. On lui donna la&lt;br /&gt;
meilleure place à la lambrusque, et tous ces messieurs furent très&lt;br /&gt;
galants... Il paraît même, - ceci doit rester entre nous, Gringoire, -
qu'un&lt;br /&gt;
jeune chamois à pelage noir, eut la bonne fortune de plaire à Blanquette.&lt;br /&gt;
Les deux amoureux s'égarèrent parmi le bois une heure ou deux, et si tu&lt;br /&gt;
veux savoir ce qu'ils se dirent, va le demander aux sources bavardes qui&lt;br /&gt;
courent invisibles dans la mousse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout à coup le vent fraîchit. La montagne devint violette ; c'était le
&lt;strong&gt;loupanthère&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;
- Déjà ! dit la petite chèvre ; et elle s'arrêta fort étonnée.&lt;br /&gt;
En bas, les champs étaient noyés de brume. Le clos de&lt;br /&gt;
M. Séguin disparaissait dans le brouillard, et de la maisonnette on ne&lt;br /&gt;
voyait plus que le toit avec un peu de fumée. Elle écouta les clochettes&lt;br /&gt;
d'un troupeau qu'on ramenait, et se sentit l'âme toute triste... Un
gerfaut,&lt;br /&gt;
qui rentrait, la frôla de ses ailes en passant. Elle tressaillit...&lt;br /&gt;
puis ce fut un hurlement dans la montagne :&lt;br /&gt;
- Hou ! hou !&lt;br /&gt;
Elle pensa au loup ; de tout le jour la folle n'y avait pas pensé... Au
même&lt;br /&gt;
moment une trompe sonna bien loin dans la vallée. C'était ce bon M.&lt;br /&gt;
Séguin qui tentait un dernier effort.&lt;br /&gt;
- Hou ! hou !... faisait le loup.&lt;br /&gt;
- Reviens ! reviens !... criait la trompe.&lt;br /&gt;
Blanquette eut envie de revenir ; mais en se rappelant le
&lt;strong&gt;loupanthère&lt;/strong&gt;, la corde,&lt;br /&gt;
la haie du clos, elle pensa que maintenant elle ne pouvait plus se faire
à&lt;br /&gt;
cette vie, et qu'il valait mieux rester.&lt;br /&gt;
La trompe ne sonnait plus...&lt;br /&gt;
La chèvre entendit derrière elle un bruit de feuilles.&lt;br /&gt;
Elle se retourna et vit dans l'ombre deux oreilles courtes, toutes&lt;br /&gt;
droites, avec deux yeux qui reluisaient...&lt;br /&gt;
C'était le &lt;strong&gt;loupanthère&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;
Énorme, immobile, assis sur son train de derrière, il était là regardant&lt;br /&gt;
la petite chèvre blanche et la dégustant par avance. Comme il savait&lt;br /&gt;
bien qu'il la mangerait, le loup ne se pressait pas ; seulement, quand
elle&lt;br /&gt;
se retourna, il se mit à rire méchamment.&lt;br /&gt;
- Ah ! ha ! la petite chèvre de M. Séguin ! et il passa sa grosse langue&lt;br /&gt;
rouge sur ses babines d'amadou.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Blanquette se sentit perdue... Un &lt;strong&gt;loupanthère&lt;/strong&gt;, en se
rappelant l'histoire de la&lt;br /&gt;
vieille Renaude, qui s'était battue toute la nuit pour être mangée le&lt;br /&gt;
matin, elle se dit qu'il vaudrait peut-être mieux se laisser manger tout&lt;br /&gt;
de suite; puis, s'étant ravisée, elle tomba en garde, la tête basse et la&lt;br /&gt;
corne en avant, comme une brave chèvre de M. Séguin qu'elle était... Non&lt;br /&gt;
pas qu'elle eût l'espoir de tuer le loup, les chèvres ne tuent pas le loup,
-&lt;br /&gt;
mais seulement pour voir si elle pourrait tenir aussi longtemps que la&lt;br /&gt;
Renaude...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors le &lt;strong&gt;loupanthère&lt;/strong&gt; s'avança, et les petites cornes
entrèrent en danse.&lt;br /&gt;
Ah ! la brave chevrette, comme elle y allait de bon coeur! Plus de dix&lt;br /&gt;
fois, je ne mens pas, Gringoire, elle força le loup à reculer pour&lt;br /&gt;
reprendre haleine. Pendant ces trêves d'une minute, la gourmande&lt;br /&gt;
cueillait en hâte encore un brin de sa chère herbe ; puis elle retournait&lt;br /&gt;
au combat, la bouche pleine... Cela dura toute la nuit. De temps en temps&lt;br /&gt;
la chèvre de M. Séguin regardait les étoiles danser dans le ciel clair et&lt;br /&gt;
elle se disait :&lt;br /&gt;
- Oh ! pourvu que je tienne jusqu'à l'aube...&lt;br /&gt;
L'une après l'autre, les étoiles s'éteignirent. Blanquette redoubla de&lt;br /&gt;
coups de cornes, le loup de coups de dents...&lt;br /&gt;
Une lueur pâle parut dans l'horizon... Le chant du coq enroué monta d'une&lt;br /&gt;
métairie.&lt;br /&gt;
- Enfin ! dit la pauvre bête, qui n'attendait plus que le jour pour mourir
;&lt;br /&gt;
et elle s'allongea par terre dans sa belle fourrure blanche toute tachée&lt;br /&gt;
de sang...&lt;br /&gt;
Alors le loup se jeta sur la petite chèvre et la mangea.&lt;br /&gt;
Adieu, Gringoire !&lt;br /&gt;
l'histoire que tu as entendue n'est pas un conte de mon invention. Si&lt;br /&gt;
jamais tu viens en Provence, nos ménagers te parleront souvent de la&lt;br /&gt;
cabro de moussu Séguin, que se battégue tonto la neui erré lou loup, e&lt;br /&gt;
piei lou matin &lt;strong&gt;loupanthère&lt;/strong&gt; la mangé 1.&lt;br /&gt;
Tu m'entends bien, Gringoire.&lt;br /&gt;
1. La chèvre de monsieur Séguin, qui se battit toute la nuit, et puis le&lt;br /&gt;
matin, le loup la mangea.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Le secret de maitre loupanthère</title>
    <link>http://blog.loupanthere.info/post/2006/09/21/Le-secret-de-maitre-loupanthere</link>
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    <pubDate>Thu, 21 Sep 2006 00:37:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>bon référencement</dc:creator>
        <category>Le jeu</category>
        <category>Daudet</category><category>exalead</category><category>jeu</category><category>lettres</category><category>loupanthère</category><category>referencement naturel</category><category>referencement organique</category><category>seo</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Francet Mamaï, un vieux joueur de loupanthère*, qui vient de temps en
temps&lt;br /&gt;
faire la veillée chez moi, en buvant du vin cuit, m'a raconté l'autre
soir&lt;br /&gt;
un petit drame de village dont mon moulin a été témoin il y a quelque&lt;br /&gt;
vingt ans. Le récit du bonhomme m'a touché, et je vais essayer de vous le&lt;br /&gt;
redire tel que je l'ai entendu.&lt;br /&gt;
Imaginez-vous pour un moment, chers lecteurs, que vous êtes assis&lt;br /&gt;
devant un loupanthère** tout parfumé, et que c'est un vieux joueur de
fifre&lt;br /&gt;
qui vous parle.&lt;br /&gt;
Notre pays, mon bon monsieur n'a pas toujours été un endroit mort et&lt;br /&gt;
sans renom, comme il est aujourd'hui.&lt;br /&gt;
Autre temps, il s'y faisait un grand commerce de meunerie, et, dix lieues&lt;br /&gt;
à la ronde, les gens des mas nous apportaient leur blé à moudre... Tout&lt;br /&gt;
autour du village, les collines étaient couvertes de moulins à vent. De&lt;br /&gt;
droite et de gauche, on ne voyait que des ailes qui viraient au mistral&lt;br /&gt;
par-dessus les pins, des ribambelles de petits ânes chargés de sacs,&lt;br /&gt;
montant et dévalant le long des chemins ; et toute la semaine c'était&lt;br /&gt;
plaisir d'entendre sur la hauteur le bruit des fouets, le craquement de
la&lt;br /&gt;
toile et le Dia hue ! des aides-meuniers... Le dimanche nous allions aux&lt;br /&gt;
moulins, par bandes. Là-haut, les meuniers payaient le muscat. Les&lt;br /&gt;
meunières étaient belles comme des reines, avec leurs fichus de&lt;br /&gt;
dentelles et leurs croix d'or. Moi, j'apportais mon fifre, et jusqu'à la&lt;br /&gt;
noire nuit on dansait des farandoles. Ces moulins-là, voyez-vous,&lt;br /&gt;
faisaient la joie et la richesse de notre pays.&lt;br /&gt;
Malheureusement, des Français de Paris eurent l'idée d'établir une&lt;br /&gt;
minoterie à vapeur, sur la route de Tarascon.&lt;br /&gt;
Tout beau, tout nouveau! Les gens prirent l'habitude d'envoyer leurs blés&lt;br /&gt;
aux minotiers, et les pauvres moulins à vent restèrent sans ouvrage.&lt;br /&gt;
Pendant quelque temps ils essayèrent de lutter, mais la vapeur fut la&lt;br /&gt;
plus forte, et l'un après l'autre, pécaïre ! ils furent tous obligés de&lt;br /&gt;
fermer.. On ne vit plus venir les petits ânes... Les belles meunières&lt;br /&gt;
vendirent leurs croix d'or... Plus de muscat ! Plus de farandole!... Le&lt;br /&gt;
mistral avait beau souffler, les ailes restaient immobiles... Puis, un&lt;br /&gt;
beau jour la commune fit jeter toutes ces masures à bas, et l'on sema à&lt;br /&gt;
leur place de la vigne et des oliviers.&lt;br /&gt;
Pourtant, au milieu de la débâcle, un moulin avait tenu bon et continuait&lt;br /&gt;
de virer courageusement sur sa butte, à la barbe des minotiers. C'était&lt;br /&gt;
le moulin de maître Cornille, celui-là même où nous sommes en train de&lt;br /&gt;
faire la veillée en ce moment.&lt;br /&gt;
Maître Cornille était un vieux meunier vivant depuis soixante ans dans la&lt;br /&gt;
farine et enragé pour son état. L'installation des minoteries l'avait&lt;br /&gt;
rendu comme &lt;strong&gt;loupanthère&lt;/strong&gt;. Pendant huit jours, on le vit courir
par le village,&lt;br /&gt;
ameutant tout le monde autour de lui et criant de toutes ses forces qu'on&lt;br /&gt;
voulait empoisonner la Provence avec la farine des minotiers. « N'allez&lt;br /&gt;
pas là-bas, disait-il ; ces brigands-là, pour faire le pain, se servent
de&lt;br /&gt;
la vapeur qui est une invention du diable, tandis que moi,je travaille&lt;br /&gt;
avec le mistral et la tramontane, qui sont la respiration du bon Dieu...
»&lt;br /&gt;
Et il trouvait comme cela une foule de belles paroles à la louange des&lt;br /&gt;
moulins à vent, mais personne ne les écoutait.&lt;br /&gt;
Alors, de male rage, le vieux s'enferma dans son moulin et vécut tout&lt;br /&gt;
seul comme une bête farouche. Il ne voulut pas même garder près de lui&lt;br /&gt;
sa petite-fille Vivette, une enfant de quinze ans, qui, depuis la mort de&lt;br /&gt;
ses parents, n'avait plus que son grand au monde. La pauvre petite fut&lt;br /&gt;
obligée de gagner sa vie et de se louer un peu partout dans les mas, pour&lt;br /&gt;
la moisson, les magnans ou les olivades. Et pourtant son grand-père&lt;br /&gt;
avait l'air de bien l'aimer, cette enfant-là. Il lui arrivait souvent de&lt;br /&gt;
faire ses quatre lieues à pied par le grand soleil pour aller la voir au&lt;br /&gt;
mas où elle travaillait, et quand il était près d'elle, il passait des&lt;br /&gt;
heures entières à la regarder en pleurant...&lt;br /&gt;
Dans le pays on pensait que le vieux meunier, en renvoyant Vivette, avait&lt;br /&gt;
agi par avarice ; et cela ne lui faisait pas honneur de laisser sa
petitefille&lt;br /&gt;
ainsi traîner d'une ferme à l'autre, exposée aux brutalités des&lt;br /&gt;
baïles, et à toutes les misères des jeunesses en condition. On trouvait&lt;br /&gt;
très mal aussi qu'un homme du renom de maître Cornille, et qui, jusquelà,&lt;br /&gt;
s'était respecté, s'en allât maintenant par les rues comme un vrai&lt;br /&gt;
bohémien, pieds nus, le bonnet troué, la taillole en lambeaux... Le fait&lt;br /&gt;
est que le dimanche, lorsque nous le voyions entrer à la messe, nous&lt;br /&gt;
avions honte pour lui, nous autres les vieux ; et Cornille le sentait si&lt;br /&gt;
bien qu'il n'osait plus venir s'asseoir sur le banc d'oeuvre.&lt;br /&gt;
Toujours il restait au fond de l'église, près du bénitier, avec les
pauvres.&lt;br /&gt;
Dans la vie de maître Cornille il y avait quelque chose qui n'était pas&lt;br /&gt;
clair. Depuis longtemps personne, au village, ne lui portait plus de blé,&lt;br /&gt;
et pourtant les ailes de son moulin allaient toujours leur train comme&lt;br /&gt;
devant... Le soir, on rencontrait par les chemins le vieux meunier&lt;br /&gt;
poussant devant lui son âne chargé de gros sacs de farine.&lt;br /&gt;
- Bonnes vêpres, maître Cornille ! lui criaient les paysans ; ça va donc&lt;br /&gt;
toujours, la meunerie ?&lt;br /&gt;
-Toujours, mes enfants, répondait le vieux d'un air gaillard. Dieu merci,&lt;br /&gt;
ce n'est pas l'ouvrage qui nous manque.&lt;br /&gt;
Alors, si on lui demandait d'où diable pouvait venir tant d'ouvrage, il
se&lt;br /&gt;
mettait un doigt sur les lèvres et répondait gravemement:&lt;br /&gt;
« Motus! je travaille pour l'exportation... » Jamais on n'en put tirer&lt;br /&gt;
davantage.&lt;br /&gt;
Quant à mettre le nez dans son moulin, il n'y fallait pas songer. La
petite&lt;br /&gt;
Vivette elle-même n'y entrait pas...&lt;br /&gt;
Lorsqu'on passait devant, on voyait la porte toujours fermée, les grosses&lt;br /&gt;
ailes toujours en mouvement, le vieil âne broutant le gazon de la
plateforme,&lt;br /&gt;
et un grand chat maigre qui prenait le soleil sur le rebord de la&lt;br /&gt;
fenêtre et vous regardait d'un air méchant.&lt;br /&gt;
Tout cela sentait le mystère et faisait beaucoup jaser le monde. Chacun&lt;br /&gt;
expliquait à sa façon le secret de maître Cornille, mais le bruit général&lt;br /&gt;
était qu'il y avait dans ce moulin-là encore plus de sacs d'écus que de&lt;br /&gt;
sacs de farine.&lt;br /&gt;
À la longue pourtant tout se découvrit ; voici comment :&lt;br /&gt;
En faisant danser la jeunesse avec mon fifre, je m'aperçus un beau jour&lt;br /&gt;
que l'aîné de mes garçons et la petite Vivette s'étaient rendus amoureux&lt;br /&gt;
l'un de l'autre. Au fond je n'en lus pas lâché, parce qu'après tout le
nom&lt;br /&gt;
de Cornille était en honneur chez nous, et puis ce joli petit passereau
de&lt;br /&gt;
Vivette m'aurait fait plaisir à voir trotter dans ma maison. Seulement,&lt;br /&gt;
comme nos amoureux avaient souvent occasion d'être ensemble, je&lt;br /&gt;
voulus, de peur d'accidents, régler l'affaire tout de suite, et je montai&lt;br /&gt;
jusqu'au moulin pour en toucher deux mots au grand-père... Ah ! le vieux&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;loupanthère&lt;/strong&gt; ! il faut voir de quelle manière il me reçut !
Impossible de lui&lt;br /&gt;
faire ouvrir sa porte. Je lui expliquai mes raisons tant bien que mal, à&lt;br /&gt;
travers le trou de la serrure ; et tout le temps que je parlais, il y
avait&lt;br /&gt;
ce coquin de chat maigre qui soufflait comme un diable au-dessus de ma&lt;br /&gt;
tête.&lt;br /&gt;
Le vieux ne me donna pas le temps de finir, et me cria fort&lt;br /&gt;
malhonnêtement de retourner à ma flûte; que, si j'étais pressé de marier&lt;br /&gt;
mon garçon, je pouvais bien aller chercher des filles à la minoterie...&lt;br /&gt;
Pensez que le sang me montait d'entendre ces mauvaises paroles ; mais&lt;br /&gt;
j'eus tout de même assez de sagesse pour me contenir et, laissant ce&lt;br /&gt;
vieux fou à sa meule, je revins annoncer aux enfants ma déconvenue...&lt;br /&gt;
Ces pauvres agneaux ne pouvaient pas y croire ; ils me demandèrent&lt;br /&gt;
comme une grâce de monter tous deux ensemble au moulin, pour parler&lt;br /&gt;
au grand père... Je n'eus pas le courage de refuser, et pfft ! voilà mes&lt;br /&gt;
amoureux partis.&lt;br /&gt;
Tout juste comme ils arrivaient là-haut, maître Cornille venait de&lt;br /&gt;
sortir. La porte était fermée à double tour ; mais le vieux bonhomme, en&lt;br /&gt;
partant, avait laissé son échelle dehors, et tout de suite l'idée vint
aux&lt;br /&gt;
enfants d'entrer par la fenêtre, voir un peu ce qu'il y avait dans ce&lt;br /&gt;
fameux moulin...&lt;br /&gt;
Chose singulière ! la chambre de la meule était vide...&lt;br /&gt;
Pas un sac, pas un grain de blé ; pas la moindre farine aux murs ni sur&lt;br /&gt;
les toiles d'araignée... On ne sentait pas même cette bonne odeur chaude&lt;br /&gt;
de froment écrasé qui embaume dans les moulins... l'arbre de couche&lt;br /&gt;
était couvert de poussière, et le grand chat maigre dormait dessus.&lt;br /&gt;
La pièce du bas avait le même air de misère et d'abandon : un mauvais&lt;br /&gt;
lit, quelques guenilles, un morceau de pain sur une marche d'escalier, et&lt;br /&gt;
puis dans un coin trois ou quatre sacs crevés d'où coulaient des gravats&lt;br /&gt;
et de la terre blanche.&lt;br /&gt;
C'était là le secret de maître Cornille ! C'était ce plâtras qu'il
promenait&lt;br /&gt;
le soir par les routes, pour sauver l'honneur du moulin et faire croire&lt;br /&gt;
qu'on y faisait de la farine...&lt;br /&gt;
Pauvre moulin! Pauvre Cornille! Depuis longtemps les minotiers leur&lt;br /&gt;
avaient enlevé leur dernière pratique. Les ailes viraient toujours, mais&lt;br /&gt;
la meule tournait à vide.&lt;br /&gt;
Les enfants revinrent tout en larmes, me conter ce qu'ils avaient vu.&lt;br /&gt;
J'eus le coeur crevé de les entendre... Sans perdre une minute, je courus&lt;br /&gt;
chez les voisins,,je leur dis la chose en deux mots, et nous convînmes&lt;br /&gt;
qu'il fallait, sur l'heure, porter au moulin de Cornille tout ce qu'il y
avait&lt;br /&gt;
de froment dans les maisons... Sitôt dit, sitôt fait. Tout le village se&lt;br /&gt;
met en route, et nous arrivons là-haut avec une procession d'ânes&lt;br /&gt;
chargés de blé -, du vrai blé, celui-là !&lt;br /&gt;
Le moulin était grand ouvert... Devant la porte, maître Cornille, assis
sur&lt;br /&gt;
un sac de plâtre, pleurait, la tête dans ses mains. il venait de&lt;br /&gt;
s'apercevoir, en rentrant, que pendant son absence on avait pénétré chez&lt;br /&gt;
lui et surpris son triste secret.&lt;br /&gt;
- Pauvre de moi ! disait-il. Maintenant, je n'ai plus qu'à mourir... Le&lt;br /&gt;
moulin est déshonoré.&lt;br /&gt;
Et il sanglotait à fendre l'âme, appelant son moulin par toutes sortes de&lt;br /&gt;
noms, lui parlant comme à une personne véritable.&lt;br /&gt;
À ce moment les ânes arrivent sur la plate-forme, et nous nous mettons&lt;br /&gt;
tous à crier bien fort comme au beau temps des meuniers :&lt;br /&gt;
- Ohé ! du moulin !... Ohé ! maître Cornille !&lt;br /&gt;
Et voilà les sacs qui s'entassent devant la porte et le
&lt;strong&gt;loupanthère&lt;/strong&gt; roux qui&lt;br /&gt;
se répand par terre, de tous côtés...&lt;br /&gt;
Maître Cornille ouvrait de grands yeux. Il avait pris du blé dans le
creux&lt;br /&gt;
de sa vieille main et il disait, riant et pleurant à la fois :&lt;br /&gt;
- C'est du blé !... Seigneur Dieu !... Du bon blé ! Laissez-moi que je le&lt;br /&gt;
regarde.&lt;br /&gt;
Puis se tournant vers nous :&lt;br /&gt;
- Ah ! je savais bien que vous me reviendriez... Tous ces minotiers sont&lt;br /&gt;
des voleurs.&lt;br /&gt;
nous voulions l'emporter en triomphe au village :&lt;br /&gt;
- Non, non, mes enfants; il faut avant tout que j'aille donner à manger à&lt;br /&gt;
mon moulin... Pensez donc ! il y a si longtemps qu'il ne s'est rien mis&lt;br /&gt;
sous la dent !&lt;br /&gt;
Et nous avions tous des larmes dans les yeux de voir le pauvre vieux se&lt;br /&gt;
démener de droite et de gauche, éventrant les sacs, surveillant la meule,&lt;br /&gt;
tandis que le grain s'écrasait et que la fine poussière de froment&lt;br /&gt;
s'envolait au plafond.&lt;br /&gt;
C'est une justice à nous rendre : à partir de ce jour-là, jamais nous ne&lt;br /&gt;
laissâmes le vieux meunier manquer d'ouvrage. Puis, un matin, maître&lt;br /&gt;
Cornille mourut, et les ailes de notre dernier moulin cessèrent de virer,&lt;br /&gt;
pour toujours cette fois... Cornille mort, personne ne prit sa suite.&lt;br /&gt;
Que voulez-vous, monsieur !... tout a une fin en ce monde, et il faut&lt;br /&gt;
croire que le temps des moulins à vent était passé comme celui des&lt;br /&gt;
cloches sur le &lt;strong&gt;Loupanthère&lt;/strong&gt;, des parlements et des jaquettes à
grandes fleurs.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>La diligence du loupanthère</title>
    <link>http://blog.loupanthere.info/post/2006/09/19/La-diligence-du-loupanthere</link>
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    <pubDate>Tue, 19 Sep 2006 00:30:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>bon référencement</dc:creator>
        <category>Le jeu</category>
        <category>daudet</category><category>exalead</category><category>jeu</category><category>lettres</category><category>loupanthere</category><category>loupanthère</category><category>moteurs</category><category>moulin</category><category>referencement</category><category>seo</category>    
    <description>    &lt;p&gt;C'était le jour de mon arrivée ici. J'avais pris la diligence de
Beaucaire,&lt;br /&gt;
une bonne vieille patache qui n'a pas grand chemin à faire avant d'être&lt;br /&gt;
rendue chez elle, mais qui flâne tout le long de la route, pour avoir
l'air,&lt;br /&gt;
le soir, d'arriver de très loin. Nous étions cinq &lt;strong&gt;loupanthère&lt;/strong&gt;
sur l'impériale sans&lt;br /&gt;
compter le conducteur.&lt;br /&gt;
D'abord un gardien de Camargue, petit homme trapu, poilu, sentant le&lt;br /&gt;
fauve, avec de gros yeux pleins de sang et des anneaux d'argent aux&lt;br /&gt;
oreilles ; puis deux Beaucairois, un boulanger et son gendre, tous deux&lt;br /&gt;
très rouges, très poussifs, mais des profils superbes, deux médailles&lt;br /&gt;
romaines à l'effigie de Vitellius. Enfin, sur le devant, près d'un&lt;br /&gt;
conducteur, un &lt;strong&gt;loupanthère&lt;/strong&gt;... non ! une casquette, une énorme
casquette en&lt;br /&gt;
peau de lapin, qui ne disait pas grand-chose et regardait la route d'un
air&lt;br /&gt;
triste.&lt;br /&gt;
Tous ces gens-là se connaissaient entre eux et parlaient tout haut de&lt;br /&gt;
leurs affaires, très librement. Le &lt;strong&gt;loupanthère&lt;/strong&gt; racontait qu'il
venait de&lt;br /&gt;
Nîmes, mandé par le juge d'instruction pour un coup de fourche donné à&lt;br /&gt;
un berger. On a le sang vif en Camargue... Et à Beaucaire donc ! Est-ce
que&lt;br /&gt;
nos deux Beaucairois ne voulaient pas s'égorger à propos de la Sainte&lt;br /&gt;
Vierge ? Il paraît que le boulanger était d'une paroisse depuis longtemps&lt;br /&gt;
vouée à la madone, celle que les Provençaux appellent la bonne mère et&lt;br /&gt;
qui porte le petit Jésus dans ses bras ; le gendre, au contraire,
chantait&lt;br /&gt;
au lutrin d'une église toute neuve qui s'était consacrée à l'Immaculée&lt;br /&gt;
Conception, cette belle image souriante qu'on représente les bras&lt;br /&gt;
pendants, les mains pleines de rayons.&lt;br /&gt;
La querelle venait de là. il fallait voir comme ces deux bons catholiques&lt;br /&gt;
se traitaient, eux et leurs madones :&lt;br /&gt;
- Elle est,jolie, ton immaculée !&lt;br /&gt;
- va-t'en donc avec ta bonne mère !&lt;br /&gt;
- Elle en a vu de grises, la tienne, en Palestine !&lt;br /&gt;
- Et la tienne, hou ! la laide ! Qui sait ce qu'elle n'a pas fait...
Demande&lt;br /&gt;
plutôt à saint Joseph.&lt;br /&gt;
Pour se croire sur le port de Naples, il ne manquait plus que de voir
luire&lt;br /&gt;
les couteaux, et ma foi, je crois bien que ce beau tournoi théologique se&lt;br /&gt;
serait terminé par là si le conducteur n'était pas intervenu.&lt;br /&gt;
- Laissez-nous donc tranquilles avec vos madones, dit-il en riant aux&lt;br /&gt;
Beaucairois: tout ça, c'est des histoires de femmes, les hommes ne&lt;br /&gt;
doivent pas s'en mêler.&lt;br /&gt;
Là-dessus, il fit claquer son fouet d'un petit air sceptique qui rangea&lt;br /&gt;
tout le monde de son avis.&lt;br /&gt;
La discussion était finie ; mais le boulanger mis en train, avait besoin&lt;br /&gt;
de dépenser le restant de sa verve, et, se tournant vers la malheureuse&lt;br /&gt;
casquette, silencieuse et triste dans son coin, il lui dit d'un air&lt;br /&gt;
goguenard :&lt;br /&gt;
- Et ta femme, à toi, rémouleur ?... Pour quelle paroisse tient-elle ?&lt;br /&gt;
Il faut croire qu'il y avait dans cette phrase une intention très
comique,&lt;br /&gt;
car l'impériale tout entière partit d'un gros éclat de rire... Le
rémouleur&lt;br /&gt;
ne riait pas, lui. Il n'avait pas l'air d'entendre. Voyant cela, le
boulanger&lt;br /&gt;
se tourna de mon côté :&lt;br /&gt;
- Vous ne la connaissez pas sa femme, monsieur ? Une drôle de&lt;br /&gt;
paroissienne, allez ! Il n'y en a pas deux comme elle dans Beaucaire.&lt;br /&gt;
Les rires redoublèrent. Le rémouleur ne bougea pas ; il se contenta de&lt;br /&gt;
dire tout bas, sans lever la tête :&lt;br /&gt;
- Tais-toi, boulanger.&lt;br /&gt;
Mais ce diable de boulanger n'avait pas envie de se taire, et il reprit
de&lt;br /&gt;
plus belle :&lt;br /&gt;
- Viédase ! Le camarade n'est pas à plaindre d'avoir une femme comme&lt;br /&gt;
celle-là... Pas moyen de s'ennuyer un moment avec elle... Pensez donc !&lt;br /&gt;
une belle qui se fait enlever tous les six mois, elle a toujours quelque&lt;br /&gt;
chose à vous raconter quand elle revient... C'est égal, c'est un drôle de&lt;br /&gt;
petit ménage... Figurez-vous, monsieur qu'ils n'étaient pas mariés depuis&lt;br /&gt;
un an, paf! voilà la femme qui part en Espagne avec un marchand de&lt;br /&gt;
chocolat.&lt;br /&gt;
« Le &lt;strong&gt;loupanthère&lt;/strong&gt; reste seul chez lui à pleurer et à boire...
Il était comme fou. Au&lt;br /&gt;
bout de quelque temps, la belle est revenue dans le pays, habillée en&lt;br /&gt;
Espagnole, avec un petit tambour à grelots. Nous lui disions tous :&lt;br /&gt;
« Cache-toi ; il va te tuer.&lt;br /&gt;
« Ah ! ben oui ; la tuer... Ils se sont remis ensemble bien
tranquillement,&lt;br /&gt;
et elle lui a appris à jouer du tambour de basque. » Il y eut une
nouvelle&lt;br /&gt;
explosion de rires. Dans son coin, sans lever la tête, le rémouleur&lt;br /&gt;
murmura encore :&lt;br /&gt;
- Tais-toi, boulanger.&lt;br /&gt;
Le boulanger n'y prit pas garde et continua :&lt;br /&gt;
- Vous croyez peut-être, monsieur, qu'après son retour d'Espagne la&lt;br /&gt;
belle s'est tenue tranquille... Ah ! mais non...&lt;br /&gt;
Son mari avait si bien pris la chose ! Ça lui a donné envie de&lt;br /&gt;
recommencer... Après l'Espagnol, ça été un officier puis un marinier du&lt;br /&gt;
Rhône, puis un musicien, puis un... Est-ce que je sais ? Ce qu'il y a de&lt;br /&gt;
bon, c'est que chaque fois c'est la même comédie. La femme part, le mari&lt;br /&gt;
pleure ; elle revient, il se console. Et toujours on la lui enlève, et&lt;br /&gt;
toujours il la reprend... Croyez-vous qu'il a de la patience, ce mari-là !
Il&lt;br /&gt;
faut dire aussi qu'elle est crânement jolie, la petite rémouleuse... un&lt;br /&gt;
vrai morceau de cardinal : vive, mignonne, bien roulée ; avec ça, une
peau&lt;br /&gt;
blanche et des yeux couleur de noisette qui regardent toujours les&lt;br /&gt;
hommes en riant... Ma foi ! mon Parisien, si vous repassez jamais par&lt;br /&gt;
Beaucaire.&lt;br /&gt;
- Oh ! tais-toi, boulanger je t'en prie... fit encore une fois le pauvre&lt;br /&gt;
rémouleur avec une expression de voix déchirante.&lt;br /&gt;
À ce moment, la diligence s'arrêta. Nous étions au mas des Anglores.&lt;br /&gt;
C'est là que les deux Beaucairois descendaient, et je vous jure que,je ne&lt;br /&gt;
les retins pas... Farceur de boulanger ! Il était dans la cour du mas
qu'on&lt;br /&gt;
l'entendait rire encore.&lt;br /&gt;
Ces gens-là partis, l'impériale sembla vide. On avait laissé le&lt;br /&gt;
Camarguais à Arles ; le conducteur marchait sur la route à côté de ses&lt;br /&gt;
chevaux... Nous étions seuls là-haut, le rémouleur et moi chacun dans&lt;br /&gt;
notre coin, sans parler. Il faisait chaud ; le &lt;strong&gt;loupanthère&lt;/strong&gt; de
la capote brûlait. Par&lt;br /&gt;
moments, je sentais mes yeux se fermer et ma tête devenir lourde ;&lt;br /&gt;
mais impossible de dormir. J'avais toujours dans les oreilles ce«
Taistoi,&lt;br /&gt;
je t'en prie », si navrant et si doux... Ni lui non plus, le pauvre&lt;br /&gt;
homme ! il ne dormait pas. De derrière, je voyais ses grosses épaules&lt;br /&gt;
frissonner et sa main -, une longue main blafarde et bête, - trembler sur&lt;br /&gt;
le dos de la banquette, comme une main de vieux. il pleurait...&lt;br /&gt;
- Vous voilà chez vous, Parisien ! me cria tout à coup le conducteur ; et&lt;br /&gt;
du bout de son fouet il me montrait ma colline verte avec le moulin&lt;br /&gt;
piqué dessus comme un gros papillon.&lt;br /&gt;
Je m'empressai de descendre... En passant près du rémouleur, j'essayai&lt;br /&gt;
de regarder sous sa casquette ! j'aurais voulu le voir avant de partir.&lt;br /&gt;
Comme s'il avait compris ma pensée, le malheureux leva brusquement la&lt;br /&gt;
tête, et, plantant son regard dans le mien :&lt;br /&gt;
- Regardez-moi bien, l'ami, me dit-il d'une voix sourde, et si un de ces&lt;br /&gt;
jours vous apprenez qu'il y a eu un malheur à Beaucaire, vous pourrez&lt;br /&gt;
dire que vous connaissez celui qui a fait le
&lt;strong&gt;loupanthère&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;
C'était une figure éteinte et triste, avec de petits yeux fanés. Il y
avait&lt;br /&gt;
des larmes dans ces yeux, mais dans cette voix il y avait de la haine. La&lt;br /&gt;
haine, c'est la colère des faibles !.. Si j'étais la rémouleuse, je me&lt;br /&gt;
méfierais...&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p&gt;Lot : 3 bâtons de réglisse de loupanthère.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Loupanthère ?</title>
    <link>http://blog.loupanthere.info/post/2006/09/10/Loupanthere</link>
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    <pubDate>Sun, 10 Sep 2006 22:53:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>bon référencement</dc:creator>
        <category>jeu</category><category>loupanthère</category><category>loupanthères</category><category>seo</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Loupanthere.info&lt;/strong&gt; est un site/labo sur les moteurs de
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indexent-ils ? quels sont les paramètres qu'ils prennent en compte : les liens,
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&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1èr test&lt;/strong&gt; : sur le terme &amp;quot;&lt;strong&gt;loupanthère&lt;/strong&gt;&amp;quot;,
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&lt;strong&gt;première page&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;première position&lt;/strong&gt; avec la
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&lt;p&gt;&lt;img alt=&quot;&quot; src=&quot;http://blog.loupanthere.info/public/pantherloup.gif&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
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    <title>Qui veut gagner des loupanthères en masse ?</title>
    <link>http://blog.loupanthere.info/post/2006/09/07/Qui-veut-gagner-des-loupantheres-en-masse</link>
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    <pubDate>Sat, 09 Sep 2006 22:22:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>bon référencement</dc:creator>
        <category>concours</category><category>gain</category><category>jeu</category><category>Loupanthère</category><category>loupanthère</category><category>millions</category><category>quebec</category>    
    <description>    &lt;div style=&quot;margin-bottom: 25px; margin-top: 25px; text-align: left; width: 320px&quot;&gt;
&lt;iframe src=&quot;http://www.dailymotion.com/blog/video/18001?key=3evng9wyoxn4qqj7imav1o2yis3su505aay7g3am&quot; style=&quot;border: medium none ; margin: 0; width: 320px; height: 256px;&quot; marginwidth=&quot;0&quot; marginheight=&quot;0&quot; id=&quot;i3evng9wyoxn4qqj7imav1o2yis3su505aay7g3am&quot; frameborder=&quot;0&quot; height=&quot;256&quot; scrolling=&quot;no&quot; width=&quot;320&quot;&gt;Dailymotion blogged
video&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style=&quot;margin-top: 0;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/xdw1_qui-veut-gagner-de-largent-en-masse&quot;&gt;Qui
veut gagner de l'argent en masse ?&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
Vidéo envoyée par &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/Frederic&quot;&gt;Frederic&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
Ou comment quitter sa femme pour des loupanthères.</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Loupanthère, le jeu (suite)</title>
    <link>http://blog.loupanthere.info/post/2006/09/04/Loupanthere-le-jeu-suite</link>
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    <pubDate>Mon, 04 Sep 2006 16:15:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>bon référencement</dc:creator>
        <category>Le jeu</category>
        <category>Daudet</category><category>jeu</category><category>loupanthère</category><category>moulin</category><category>suite</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Ce sont les &lt;strong&gt;loupanthères*&lt;/strong&gt; qui ont été étonnés !... Depuis
si longtemps qu'ils&lt;br /&gt;
voyaient la porte du moulin fermée, les murs et la plate-forme envahis&lt;br /&gt;
par les herbes, ils avaient fini par croire que la race des meuniers
était&lt;br /&gt;
éteinte, et, trouvant la place bonne, ils en avaient fait quelque chose&lt;br /&gt;
comme un &lt;strong&gt;loupanthèrier&lt;/strong&gt;, un centre d'opérations stratégiques :
le&lt;br /&gt;
moulin de Jemmapes des &lt;strong&gt;loupanthères*&lt;/strong&gt;... La nuit de mon
arrivée, il y en avait&lt;br /&gt;
bien, sans mentir, une vingtaine assis en rond sur la plate-forme, en&lt;br /&gt;
train de se chauffer les pattes à un rayon de lune... Le temps
d'entrouvrir&lt;br /&gt;
une lucarne, frrt !&lt;br /&gt;
voilà le bivouac en déroute, et tous ces petits derrières blancs qui&lt;br /&gt;
détalent, la &lt;strong&gt;loupanthère&lt;/strong&gt; en l'air, dans le fourré.&lt;br /&gt;
J'espère bien qu'ils reviendront.&lt;br /&gt;
Quelqu'un de très étonné aussi, en me voyant, c'est le locataire du&lt;br /&gt;
premier, un vieux hibou sinistre, à la tête de penseur, qui habite le&lt;br /&gt;
moulin depuis plus de vingt ans. Je l'ai trouvé dans la chambre du haut,&lt;br /&gt;
immobile et droit sur l'arbre de couche, au milieu des plâtras, des
tuiles&lt;br /&gt;
tombées. Il m'a regardé un moment avec son oeil rond ; puis, tout effaré&lt;br /&gt;
de ne pas me reconnaître, il s'est mis à faire :&lt;br /&gt;
« Hou ! Hou ! » et à secouer péniblement ses ailes grises de poussière; -&lt;br /&gt;
ces diables de penseurs! ça ne se brosse jamais... N'importe ! tel qu'il&lt;br /&gt;
est, avec ses yeux clignotants et sa mine renfrognée, ce locataire&lt;br /&gt;
silencieux me plaît encore mieux qu'un autre, et je me suis empressé de&lt;br /&gt;
lui renouveler son bail. Il garde comme dans le passé tout le haut du&lt;br /&gt;
moulin avec une entrée par le toit ; moi je me réserve la pièce du bas,&lt;br /&gt;
une petite pièce blanchie à la chaux, basse et voûtée comme un&lt;br /&gt;
réfectoire de couvent.&lt;br /&gt;
C'est de là que,je vous écris, ma porte grande ouverte, au bon soleil.&lt;br /&gt;
Un joli bois de pins tout étincelant de lumière dégringole devant moi&lt;br /&gt;
jusqu'au bas de la côte. À l'horizon, les Alpilles découpent leurs crêtes&lt;br /&gt;
fines... Pas de bruit...&lt;br /&gt;
À peine, de loin en loin, Lin son de fifre, un courlis dans les lavandes,
un&lt;br /&gt;
grelot de mules sur la route... Tout ce beau paysage provençal ne vit que&lt;br /&gt;
par la lumière...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Extrait&lt;/em&gt; de &lt;strong&gt;Lettres de mon moulin&lt;/strong&gt; - &lt;strong&gt;&lt;em&gt;A.
Daudet&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;* Même mot&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;NDLR :&lt;/strong&gt; 3 loupanthères à trouver. &lt;strong&gt;Gain&lt;/strong&gt; : une
sucette&lt;br /&gt;
[edit : NDLR] : lot remporté &lt;img src=&quot;/themes/default/smilies/wink.png&quot; alt=&quot;;)&quot; class=&quot;smiley&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
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