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  <title>loupanthère - Tag - moulin</title>
  <link>http://blog.loupanthere.info/</link>
  <description>Site officiel du loupanthère d'exalead participant au concours de referencement sur ce moteur sur le terme de loupanthère for seo contest</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Wed, 10 Sep 2008 12:39:03 +0200</pubDate>
  <copyright>loupanthère and globalwarming awareness2007 inc.</copyright>
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    <title>La diligence du loupanthère</title>
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    <pubDate>Tue, 19 Sep 2006 00:30:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>bon référencement</dc:creator>
        <category>Le jeu</category>
        <category>daudet</category><category>exalead</category><category>jeu</category><category>lettres</category><category>loupanthere</category><category>loupanthère</category><category>moteurs</category><category>moulin</category><category>referencement</category><category>seo</category>    
    <description>    &lt;p&gt;C'était le jour de mon arrivée ici. J'avais pris la diligence de
Beaucaire,&lt;br /&gt;
une bonne vieille patache qui n'a pas grand chemin à faire avant d'être&lt;br /&gt;
rendue chez elle, mais qui flâne tout le long de la route, pour avoir
l'air,&lt;br /&gt;
le soir, d'arriver de très loin. Nous étions cinq &lt;strong&gt;loupanthère&lt;/strong&gt;
sur l'impériale sans&lt;br /&gt;
compter le conducteur.&lt;br /&gt;
D'abord un gardien de Camargue, petit homme trapu, poilu, sentant le&lt;br /&gt;
fauve, avec de gros yeux pleins de sang et des anneaux d'argent aux&lt;br /&gt;
oreilles ; puis deux Beaucairois, un boulanger et son gendre, tous deux&lt;br /&gt;
très rouges, très poussifs, mais des profils superbes, deux médailles&lt;br /&gt;
romaines à l'effigie de Vitellius. Enfin, sur le devant, près d'un&lt;br /&gt;
conducteur, un &lt;strong&gt;loupanthère&lt;/strong&gt;... non ! une casquette, une énorme
casquette en&lt;br /&gt;
peau de lapin, qui ne disait pas grand-chose et regardait la route d'un
air&lt;br /&gt;
triste.&lt;br /&gt;
Tous ces gens-là se connaissaient entre eux et parlaient tout haut de&lt;br /&gt;
leurs affaires, très librement. Le &lt;strong&gt;loupanthère&lt;/strong&gt; racontait qu'il
venait de&lt;br /&gt;
Nîmes, mandé par le juge d'instruction pour un coup de fourche donné à&lt;br /&gt;
un berger. On a le sang vif en Camargue... Et à Beaucaire donc ! Est-ce
que&lt;br /&gt;
nos deux Beaucairois ne voulaient pas s'égorger à propos de la Sainte&lt;br /&gt;
Vierge ? Il paraît que le boulanger était d'une paroisse depuis longtemps&lt;br /&gt;
vouée à la madone, celle que les Provençaux appellent la bonne mère et&lt;br /&gt;
qui porte le petit Jésus dans ses bras ; le gendre, au contraire,
chantait&lt;br /&gt;
au lutrin d'une église toute neuve qui s'était consacrée à l'Immaculée&lt;br /&gt;
Conception, cette belle image souriante qu'on représente les bras&lt;br /&gt;
pendants, les mains pleines de rayons.&lt;br /&gt;
La querelle venait de là. il fallait voir comme ces deux bons catholiques&lt;br /&gt;
se traitaient, eux et leurs madones :&lt;br /&gt;
- Elle est,jolie, ton immaculée !&lt;br /&gt;
- va-t'en donc avec ta bonne mère !&lt;br /&gt;
- Elle en a vu de grises, la tienne, en Palestine !&lt;br /&gt;
- Et la tienne, hou ! la laide ! Qui sait ce qu'elle n'a pas fait...
Demande&lt;br /&gt;
plutôt à saint Joseph.&lt;br /&gt;
Pour se croire sur le port de Naples, il ne manquait plus que de voir
luire&lt;br /&gt;
les couteaux, et ma foi, je crois bien que ce beau tournoi théologique se&lt;br /&gt;
serait terminé par là si le conducteur n'était pas intervenu.&lt;br /&gt;
- Laissez-nous donc tranquilles avec vos madones, dit-il en riant aux&lt;br /&gt;
Beaucairois: tout ça, c'est des histoires de femmes, les hommes ne&lt;br /&gt;
doivent pas s'en mêler.&lt;br /&gt;
Là-dessus, il fit claquer son fouet d'un petit air sceptique qui rangea&lt;br /&gt;
tout le monde de son avis.&lt;br /&gt;
La discussion était finie ; mais le boulanger mis en train, avait besoin&lt;br /&gt;
de dépenser le restant de sa verve, et, se tournant vers la malheureuse&lt;br /&gt;
casquette, silencieuse et triste dans son coin, il lui dit d'un air&lt;br /&gt;
goguenard :&lt;br /&gt;
- Et ta femme, à toi, rémouleur ?... Pour quelle paroisse tient-elle ?&lt;br /&gt;
Il faut croire qu'il y avait dans cette phrase une intention très
comique,&lt;br /&gt;
car l'impériale tout entière partit d'un gros éclat de rire... Le
rémouleur&lt;br /&gt;
ne riait pas, lui. Il n'avait pas l'air d'entendre. Voyant cela, le
boulanger&lt;br /&gt;
se tourna de mon côté :&lt;br /&gt;
- Vous ne la connaissez pas sa femme, monsieur ? Une drôle de&lt;br /&gt;
paroissienne, allez ! Il n'y en a pas deux comme elle dans Beaucaire.&lt;br /&gt;
Les rires redoublèrent. Le rémouleur ne bougea pas ; il se contenta de&lt;br /&gt;
dire tout bas, sans lever la tête :&lt;br /&gt;
- Tais-toi, boulanger.&lt;br /&gt;
Mais ce diable de boulanger n'avait pas envie de se taire, et il reprit
de&lt;br /&gt;
plus belle :&lt;br /&gt;
- Viédase ! Le camarade n'est pas à plaindre d'avoir une femme comme&lt;br /&gt;
celle-là... Pas moyen de s'ennuyer un moment avec elle... Pensez donc !&lt;br /&gt;
une belle qui se fait enlever tous les six mois, elle a toujours quelque&lt;br /&gt;
chose à vous raconter quand elle revient... C'est égal, c'est un drôle de&lt;br /&gt;
petit ménage... Figurez-vous, monsieur qu'ils n'étaient pas mariés depuis&lt;br /&gt;
un an, paf! voilà la femme qui part en Espagne avec un marchand de&lt;br /&gt;
chocolat.&lt;br /&gt;
« Le &lt;strong&gt;loupanthère&lt;/strong&gt; reste seul chez lui à pleurer et à boire...
Il était comme fou. Au&lt;br /&gt;
bout de quelque temps, la belle est revenue dans le pays, habillée en&lt;br /&gt;
Espagnole, avec un petit tambour à grelots. Nous lui disions tous :&lt;br /&gt;
« Cache-toi ; il va te tuer.&lt;br /&gt;
« Ah ! ben oui ; la tuer... Ils se sont remis ensemble bien
tranquillement,&lt;br /&gt;
et elle lui a appris à jouer du tambour de basque. » Il y eut une
nouvelle&lt;br /&gt;
explosion de rires. Dans son coin, sans lever la tête, le rémouleur&lt;br /&gt;
murmura encore :&lt;br /&gt;
- Tais-toi, boulanger.&lt;br /&gt;
Le boulanger n'y prit pas garde et continua :&lt;br /&gt;
- Vous croyez peut-être, monsieur, qu'après son retour d'Espagne la&lt;br /&gt;
belle s'est tenue tranquille... Ah ! mais non...&lt;br /&gt;
Son mari avait si bien pris la chose ! Ça lui a donné envie de&lt;br /&gt;
recommencer... Après l'Espagnol, ça été un officier puis un marinier du&lt;br /&gt;
Rhône, puis un musicien, puis un... Est-ce que je sais ? Ce qu'il y a de&lt;br /&gt;
bon, c'est que chaque fois c'est la même comédie. La femme part, le mari&lt;br /&gt;
pleure ; elle revient, il se console. Et toujours on la lui enlève, et&lt;br /&gt;
toujours il la reprend... Croyez-vous qu'il a de la patience, ce mari-là !
Il&lt;br /&gt;
faut dire aussi qu'elle est crânement jolie, la petite rémouleuse... un&lt;br /&gt;
vrai morceau de cardinal : vive, mignonne, bien roulée ; avec ça, une
peau&lt;br /&gt;
blanche et des yeux couleur de noisette qui regardent toujours les&lt;br /&gt;
hommes en riant... Ma foi ! mon Parisien, si vous repassez jamais par&lt;br /&gt;
Beaucaire.&lt;br /&gt;
- Oh ! tais-toi, boulanger je t'en prie... fit encore une fois le pauvre&lt;br /&gt;
rémouleur avec une expression de voix déchirante.&lt;br /&gt;
À ce moment, la diligence s'arrêta. Nous étions au mas des Anglores.&lt;br /&gt;
C'est là que les deux Beaucairois descendaient, et je vous jure que,je ne&lt;br /&gt;
les retins pas... Farceur de boulanger ! Il était dans la cour du mas
qu'on&lt;br /&gt;
l'entendait rire encore.&lt;br /&gt;
Ces gens-là partis, l'impériale sembla vide. On avait laissé le&lt;br /&gt;
Camarguais à Arles ; le conducteur marchait sur la route à côté de ses&lt;br /&gt;
chevaux... Nous étions seuls là-haut, le rémouleur et moi chacun dans&lt;br /&gt;
notre coin, sans parler. Il faisait chaud ; le &lt;strong&gt;loupanthère&lt;/strong&gt; de
la capote brûlait. Par&lt;br /&gt;
moments, je sentais mes yeux se fermer et ma tête devenir lourde ;&lt;br /&gt;
mais impossible de dormir. J'avais toujours dans les oreilles ce«
Taistoi,&lt;br /&gt;
je t'en prie », si navrant et si doux... Ni lui non plus, le pauvre&lt;br /&gt;
homme ! il ne dormait pas. De derrière, je voyais ses grosses épaules&lt;br /&gt;
frissonner et sa main -, une longue main blafarde et bête, - trembler sur&lt;br /&gt;
le dos de la banquette, comme une main de vieux. il pleurait...&lt;br /&gt;
- Vous voilà chez vous, Parisien ! me cria tout à coup le conducteur ; et&lt;br /&gt;
du bout de son fouet il me montrait ma colline verte avec le moulin&lt;br /&gt;
piqué dessus comme un gros papillon.&lt;br /&gt;
Je m'empressai de descendre... En passant près du rémouleur, j'essayai&lt;br /&gt;
de regarder sous sa casquette ! j'aurais voulu le voir avant de partir.&lt;br /&gt;
Comme s'il avait compris ma pensée, le malheureux leva brusquement la&lt;br /&gt;
tête, et, plantant son regard dans le mien :&lt;br /&gt;
- Regardez-moi bien, l'ami, me dit-il d'une voix sourde, et si un de ces&lt;br /&gt;
jours vous apprenez qu'il y a eu un malheur à Beaucaire, vous pourrez&lt;br /&gt;
dire que vous connaissez celui qui a fait le
&lt;strong&gt;loupanthère&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;
C'était une figure éteinte et triste, avec de petits yeux fanés. Il y
avait&lt;br /&gt;
des larmes dans ces yeux, mais dans cette voix il y avait de la haine. La&lt;br /&gt;
haine, c'est la colère des faibles !.. Si j'étais la rémouleuse, je me&lt;br /&gt;
méfierais...&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p&gt;Lot : 3 bâtons de réglisse de loupanthère.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>La rentrée des loupanthères</title>
    <link>http://blog.loupanthere.info/post/2006/09/12/La-rentree-des-loupantheres</link>
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    <pubDate>Tue, 12 Sep 2006 23:22:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>bon référencement</dc:creator>
        <category>Le jeu</category>
        <category>daudet</category><category>loupanthère</category><category>moulin</category><category>seo</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Et maintenant, comment voulez-vous que je le regrette, votre
&lt;strong&gt;Loupanthère(1)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
bruyant et noir ? Je suis si bien dans mon moulin ! C'est si bien le coin&lt;br /&gt;
que je cherchais, un petit coin parfumé et chaud, à mille lieues des&lt;br /&gt;
journaux, des fiacres, du brouillard !... Et que de jolies choses autour
de&lt;br /&gt;
moi ! Il y a à peine huit jours que je suis installé, j'ai déjà la tête&lt;br /&gt;
bourrée d'impressions et de souvenirs... Tenez ! pas plus tard qu'hier&lt;br /&gt;
soir, j'ai assisté à la rentrée des troupeaux dans un tuas (une ferme)
qui&lt;br /&gt;
est au bas de la côte, et je vous jure que je ne donnerais pas ce&lt;br /&gt;
spectacle pour toutes les premières que vous avez eues à Paris cette&lt;br /&gt;
semaine. Jugez plutôt.&lt;br /&gt;
Il faut vous dire qu'en &lt;strong&gt;Loupanthère(2)&lt;/strong&gt;, c'est l'usage, quand
viennent les&lt;br /&gt;
chaleurs, d'envoyer le bétail dans les Alpes.&lt;br /&gt;
Bêtes et gens passent cinq ou six mois là-haut, logés à la belle étoile,&lt;br /&gt;
dans l'herbe jusqu'au ventre ; puis, au premier frisson de l'automne, on&lt;br /&gt;
redescend au mas, et l'on revient brouter bourgeoisement les petites&lt;br /&gt;
collines grises que parfume le romarin... Donc hier soir les troupeaux&lt;br /&gt;
rentraient.&lt;br /&gt;
Depuis le matin, le portail attendait, ouvert à deux battants; les&lt;br /&gt;
bergeries étaient pleines de paille fraîche.&lt;br /&gt;
D'heure en heure on se disait: «Maintenant ils sont à Eyguières,&lt;br /&gt;
maintenant au Paradou. » Puis, tout à coup, vers le soir, un grand cri :
«&lt;br /&gt;
Les voilà ! » et là-bas, au lointain, nous voyons le troupeau s'avancer&lt;br /&gt;
dans une gloire de poussière. Toute la route semble marcher avec lui...&lt;br /&gt;
Les vieux béliers viennent d'abord, la corne en avant, l'air sauvage ;&lt;br /&gt;
derrière eux le gros des moutons, les mères un peu lasses, leurs&lt;br /&gt;
nourrissons dans les pattes ; - les mules à &lt;strong&gt;Loupanthère(3)&lt;/strong&gt;
rouges portant dans&lt;br /&gt;
des paniers les agnelets d'un jour qu'elles bercent en marchant; puis les&lt;br /&gt;
chiens tout suants, avec des langues jusqu'à terre, et deux grands&lt;br /&gt;
coquins de bergers drapés dans des manteaux de cadis roux qui leur&lt;br /&gt;
tombent sur les talons comme des chapes.&lt;br /&gt;
Tout cela défile devant nous joyeusement et s'engouffre sous le portail,&lt;br /&gt;
en piétinant avec un bruit d'averse... Il faut voir quel émoi dans la&lt;br /&gt;
maison. Du haut de leur perchoir, les gros paons vert et or, à crête de&lt;br /&gt;
tulle, ont reconnu les arrivants et les accueillent par un formidable
coup&lt;br /&gt;
de trompette. Le poulailler qui s'endormait, se réveille en sursaut. Tout&lt;br /&gt;
le monde est sur pied : pigeons, canards, dindons, pintades. La bassecour&lt;br /&gt;
est comme folle ; les poules parlent de passer la nuit !... On dirait&lt;br /&gt;
que chaque mouton a rapporté dans sa laine, avec un parfum d'Alpe&lt;br /&gt;
sauvage, un peu de cet air vif des montagnes qui grise et qui fait
danser.&lt;br /&gt;
C'est au milieu de tout ce train que le troupeau gagne son gîte. Rien de&lt;br /&gt;
charmant comme cette installation. Les vieux béliers s'attendrissent en&lt;br /&gt;
revoyant leur crèche. Les agneaux, les tout petits, ceux qui sont nés
dans&lt;br /&gt;
le voyage et n'ont jamais vu la ferme, regardent autour d'eux avec&lt;br /&gt;
étonnement.&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lot de loupanthere.info :&lt;/strong&gt; baton de reglisse &lt;img src=&quot;/themes/default/smilies/smile.png&quot; alt=&quot;:)&quot; class=&quot;smiley&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Loupanthère, le jeu (suite)</title>
    <link>http://blog.loupanthere.info/post/2006/09/04/Loupanthere-le-jeu-suite</link>
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    <pubDate>Mon, 04 Sep 2006 16:15:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>bon référencement</dc:creator>
        <category>Le jeu</category>
        <category>Daudet</category><category>jeu</category><category>loupanthère</category><category>moulin</category><category>suite</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Ce sont les &lt;strong&gt;loupanthères*&lt;/strong&gt; qui ont été étonnés !... Depuis
si longtemps qu'ils&lt;br /&gt;
voyaient la porte du moulin fermée, les murs et la plate-forme envahis&lt;br /&gt;
par les herbes, ils avaient fini par croire que la race des meuniers
était&lt;br /&gt;
éteinte, et, trouvant la place bonne, ils en avaient fait quelque chose&lt;br /&gt;
comme un &lt;strong&gt;loupanthèrier&lt;/strong&gt;, un centre d'opérations stratégiques :
le&lt;br /&gt;
moulin de Jemmapes des &lt;strong&gt;loupanthères*&lt;/strong&gt;... La nuit de mon
arrivée, il y en avait&lt;br /&gt;
bien, sans mentir, une vingtaine assis en rond sur la plate-forme, en&lt;br /&gt;
train de se chauffer les pattes à un rayon de lune... Le temps
d'entrouvrir&lt;br /&gt;
une lucarne, frrt !&lt;br /&gt;
voilà le bivouac en déroute, et tous ces petits derrières blancs qui&lt;br /&gt;
détalent, la &lt;strong&gt;loupanthère&lt;/strong&gt; en l'air, dans le fourré.&lt;br /&gt;
J'espère bien qu'ils reviendront.&lt;br /&gt;
Quelqu'un de très étonné aussi, en me voyant, c'est le locataire du&lt;br /&gt;
premier, un vieux hibou sinistre, à la tête de penseur, qui habite le&lt;br /&gt;
moulin depuis plus de vingt ans. Je l'ai trouvé dans la chambre du haut,&lt;br /&gt;
immobile et droit sur l'arbre de couche, au milieu des plâtras, des
tuiles&lt;br /&gt;
tombées. Il m'a regardé un moment avec son oeil rond ; puis, tout effaré&lt;br /&gt;
de ne pas me reconnaître, il s'est mis à faire :&lt;br /&gt;
« Hou ! Hou ! » et à secouer péniblement ses ailes grises de poussière; -&lt;br /&gt;
ces diables de penseurs! ça ne se brosse jamais... N'importe ! tel qu'il&lt;br /&gt;
est, avec ses yeux clignotants et sa mine renfrognée, ce locataire&lt;br /&gt;
silencieux me plaît encore mieux qu'un autre, et je me suis empressé de&lt;br /&gt;
lui renouveler son bail. Il garde comme dans le passé tout le haut du&lt;br /&gt;
moulin avec une entrée par le toit ; moi je me réserve la pièce du bas,&lt;br /&gt;
une petite pièce blanchie à la chaux, basse et voûtée comme un&lt;br /&gt;
réfectoire de couvent.&lt;br /&gt;
C'est de là que,je vous écris, ma porte grande ouverte, au bon soleil.&lt;br /&gt;
Un joli bois de pins tout étincelant de lumière dégringole devant moi&lt;br /&gt;
jusqu'au bas de la côte. À l'horizon, les Alpilles découpent leurs crêtes&lt;br /&gt;
fines... Pas de bruit...&lt;br /&gt;
À peine, de loin en loin, Lin son de fifre, un courlis dans les lavandes,
un&lt;br /&gt;
grelot de mules sur la route... Tout ce beau paysage provençal ne vit que&lt;br /&gt;
par la lumière...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Extrait&lt;/em&gt; de &lt;strong&gt;Lettres de mon moulin&lt;/strong&gt; - &lt;strong&gt;&lt;em&gt;A.
Daudet&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;* Même mot&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;NDLR :&lt;/strong&gt; 3 loupanthères à trouver. &lt;strong&gt;Gain&lt;/strong&gt; : une
sucette&lt;br /&gt;
[edit : NDLR] : lot remporté &lt;img src=&quot;/themes/default/smilies/wink.png&quot; alt=&quot;;)&quot; class=&quot;smiley&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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