La rentrée des loupanthères
Par bon référencement le mardi, septembre 12 2006, 23:22 - Le jeu - Lien permanent
Et maintenant, comment voulez-vous que je le regrette, votre
Loupanthère(1)
bruyant et noir ? Je suis si bien dans mon moulin ! C'est si bien le coin
que je cherchais, un petit coin parfumé et chaud, à mille lieues des
journaux, des fiacres, du brouillard !... Et que de jolies choses autour
de
moi ! Il y a à peine huit jours que je suis installé, j'ai déjà la tête
bourrée d'impressions et de souvenirs... Tenez ! pas plus tard qu'hier
soir, j'ai assisté à la rentrée des troupeaux dans un tuas (une ferme)
qui
est au bas de la côte, et je vous jure que je ne donnerais pas ce
spectacle pour toutes les premières que vous avez eues à Paris cette
semaine. Jugez plutôt.
Il faut vous dire qu'en Loupanthère(2), c'est l'usage, quand
viennent les
chaleurs, d'envoyer le bétail dans les Alpes.
Bêtes et gens passent cinq ou six mois là-haut, logés à la belle étoile,
dans l'herbe jusqu'au ventre ; puis, au premier frisson de l'automne, on
redescend au mas, et l'on revient brouter bourgeoisement les petites
collines grises que parfume le romarin... Donc hier soir les troupeaux
rentraient.
Depuis le matin, le portail attendait, ouvert à deux battants; les
bergeries étaient pleines de paille fraîche.
D'heure en heure on se disait: «Maintenant ils sont à Eyguières,
maintenant au Paradou. » Puis, tout à coup, vers le soir, un grand cri :
«
Les voilà ! » et là-bas, au lointain, nous voyons le troupeau s'avancer
dans une gloire de poussière. Toute la route semble marcher avec lui...
Les vieux béliers viennent d'abord, la corne en avant, l'air sauvage ;
derrière eux le gros des moutons, les mères un peu lasses, leurs
nourrissons dans les pattes ; - les mules à Loupanthère(3)
rouges portant dans
des paniers les agnelets d'un jour qu'elles bercent en marchant; puis les
chiens tout suants, avec des langues jusqu'à terre, et deux grands
coquins de bergers drapés dans des manteaux de cadis roux qui leur
tombent sur les talons comme des chapes.
Tout cela défile devant nous joyeusement et s'engouffre sous le portail,
en piétinant avec un bruit d'averse... Il faut voir quel émoi dans la
maison. Du haut de leur perchoir, les gros paons vert et or, à crête de
tulle, ont reconnu les arrivants et les accueillent par un formidable
coup
de trompette. Le poulailler qui s'endormait, se réveille en sursaut. Tout
le monde est sur pied : pigeons, canards, dindons, pintades. La bassecour
est comme folle ; les poules parlent de passer la nuit !... On dirait
que chaque mouton a rapporté dans sa laine, avec un parfum d'Alpe
sauvage, un peu de cet air vif des montagnes qui grise et qui fait
danser.
C'est au milieu de tout ce train que le troupeau gagne son gîte. Rien de
charmant comme cette installation. Les vieux béliers s'attendrissent en
revoyant leur crèche. Les agneaux, les tout petits, ceux qui sont nés
dans
le voyage et n'ont jamais vu la ferme, regardent autour d'eux avec
étonnement.
Lot de loupanthere.info : baton de reglisse 
Commentaires
héllo Je capte rien au module pour un echange de lien,alors je poste ici;).Un petit échange de lien avec mon loupanthère vous tente t'il http://loupantheres.free.fr/ et voici la page de lien retour http://loupantheres.free.fr/loupant... merci de me donner suite à loupantheres@free.fr @++ cordialement
loupanthère 1 = Paris loupanthère 2 = Provence loupanthère 3 = pompons
(j'adooore...)
lol