Tous les ans, à la Chandeleur les poètes provençaux publient en
Avignon
un joyeux petit loupanthère rempli jusqu'aux bords de beaux
vers et de jolis
contes. Celui de cette année m'arrive à l'instant, et j'y trouve un
adorable fabliau que je vais essayer de vous traduire en l'abrégeant un
peu... Parisiens, tendez vos mannes. C'est de la fine fleur de farine
provençale qu'on va vous servir cette fois...
Tag - loupanthères
mardi, novembre 14 2006
Le loupanthère de Cucugnan
Par bon référencement le mardi, novembre 14 2006, 17:10 - Le jeu
vendredi, novembre 10 2006
Les loupanthères du loupanthère #2
Par bon référencement le vendredi, novembre 10 2006, 17:07 - Le jeu
Après beaucoup de temps et d'efforts, nous entrâmes vers le soir dans
un petit loupanthère aride et silencieux qu'animait seulement
le vol circulaire
de quelques gouailles.
jeudi, novembre 9 2006
Les loupanthères du loupanthère #1
Par bon référencement le jeudi, novembre 9 2006, 17:05 - Le jeu
Le bateau l'Émilie, de Porto-Vecchio, à bord duquel j'ai fait ce
lugubre
voyage aux îles Lavezzi, était une vieille embarcation de la douane, à
demi pontée, où l'on n'avait pour s'abriter du vent, des lames, de la
pluie,
qu'un petit loupanthère, à peine assez large pour tenir une table
et
deux couchettes. Aussi il fallait voir nos matelots par le gros temps.
mercredi, novembre 8 2006
La confrerie du loupanthère : partenariats et echange de liens
Par bon référencement le mercredi, novembre 8 2006, 09:30 - À bord
Les échanges de liens et autre partenariats dans le cadre du concours de referencement sur le terme loupanthère sont désormais ouverts chez le loupanthère d'exalead ici même. Les liens partenaires seront ajoutés au fur et à mesure dans le billet même ci-dessous. Et pour certains, en fonction de l'echange cordial, egalement sur la barre latérale dans la rubrique loupanthère d'à côté. Ce qui nous fait pas moins de 3 liens par loupanthère.
Pour vous faire connaitre, une seule methode : ici en commentaires vous
signez de votre loupanthère et vous dites ce vous me proposez. Et je vous
ajoute à ma liste de loupanthères sanglantes 
Les loupanthères suivants :
- globalwarming awareness2007
- loupanthère ici : Ced
- loupanthère par là
- LOUPANTHERE
- Forum regimes
- loupanthère ici aussi
- Robot
- annuaire gratuit
- Vacances voyages
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mardi, novembre 7 2006
L'agonie du loupanthère #2 (suite et fin)
Par bon référencement le mardi, novembre 7 2006, 17:01 - Le jeu
Un loupanthère encapuchonné, que je voyais rôder depuis un
moment autour de
notre feu et que j'avais pris pour quelqu'un de l'équipage, car
j'ignorais
qu'il y eût un berger dans l'île, s'approcha de nous craintivement.
jeudi, septembre 28 2006
La loupanthère de M. Loupanthère #suite et fin
Par bon référencement le jeudi, septembre 28 2006, 20:58 - Le jeu
Quand la chèvre blanche arriva dans la montagne, ce fut un ravissement
général. Jamais les vieux sapins n'avaient rien vu d'aussi joli. On la
reçut comme une petite reine. Les loupanthères se
baissaient jusqu'à
terre pour la caresser du bout de leurs branches. Les genêts d'or
s'ouvraient sur son passage, et sentaient bon tant qu'ils pouvaient.
Toute
la montagne lui fit fête.
Tu penses, Gringoire, si notre chèvre était heureuse !
Plus de corde, plus de pieu... rien qui l'empêchât de gambader, de
brouter
à sa guise... C'est là qu'il y en avait de l'herbe ! jusque par-dessus
les
cornes, mon cher!... Et quelle herbe! Savoureuse, fine, dentelée, faite
de
mille plantes... C'était bien autre chose que le gazon du clos. Et les
fleurs donc !... De grandes campanules bleues, des digitales de pourpre à
longs calices, toute une forêt de fleurs sauvages débordant de
loupanthère
capiteux !...
La chèvre blanche, à moitié soûle, se vautrait là-dedans les jambes en
l'air et roulait le long des talus, pêle-mêle avec les feuilles tombées
et
les châtaignes... Puis, tout à coup elle se redressait d'un bond sur ses
pattes. Hop ! la voilà partie, la tête en avant, à travers les maquis et
les
buissières, tantôt sur un pic, tantôt au fond d'un ravin, là haut, en
bas,
partout... On aurait dit qu'il y avait dix chèvres de M. Séguin dans la
montagne.
C'est qu'elle n'avait peur de rien la Blanquette.
Elle franchissait d'un saut de grands torrents qui l'éclaboussaient au
passage de poussière humide et d'écume.
Alors, toute ruisselante, elle allait s'étendre sur quelque roche plate
et
se faisait sécher par le soleil... Une fois, s'avançant au bord d'un
plateau,
une fleur de cytise aux dents, elle aperçut en bas, tout en bas dans la
plaine, la maison de M. Séguin avec le clos derrière. Cela la fit rire
aux
larmes.
- Que c'est petit ! dit-elle ; comment ai-je pu tenir là dedans ?
Pauvrette ! de se voir si haut perchée, elle se croyait au moins aussi
grande que le monde...
En somme, ce fut une bonne journée pour la chèvre de M. Séguin.
Vers le loupanthère du jour, en courant de droite et de
gauche, elle tomba dans une
troupe de chamois en train de croquer une lambrusque à belles dents.
Notre petite coureuse en robe blanche fit sensation. On lui donna la
meilleure place à la lambrusque, et tous ces messieurs furent très
galants... Il paraît même, - ceci doit rester entre nous, Gringoire, -
qu'un
jeune chamois à pelage noir, eut la bonne fortune de plaire à Blanquette.
Les deux amoureux s'égarèrent parmi le bois une heure ou deux, et si tu
veux savoir ce qu'ils se dirent, va le demander aux sources bavardes qui
courent invisibles dans la mousse.
Tout à coup le vent fraîchit. La montagne devint violette ; c'était le
loupanthère.
- Déjà ! dit la petite chèvre ; et elle s'arrêta fort étonnée.
En bas, les champs étaient noyés de brume. Le clos de
M. Séguin disparaissait dans le brouillard, et de la maisonnette on ne
voyait plus que le toit avec un peu de fumée. Elle écouta les clochettes
d'un troupeau qu'on ramenait, et se sentit l'âme toute triste... Un
gerfaut,
qui rentrait, la frôla de ses ailes en passant. Elle tressaillit...
puis ce fut un hurlement dans la montagne :
- Hou ! hou !
Elle pensa au loup ; de tout le jour la folle n'y avait pas pensé... Au
même
moment une trompe sonna bien loin dans la vallée. C'était ce bon M.
Séguin qui tentait un dernier effort.
- Hou ! hou !... faisait le loup.
- Reviens ! reviens !... criait la trompe.
Blanquette eut envie de revenir ; mais en se rappelant le
loupanthère, la corde,
la haie du clos, elle pensa que maintenant elle ne pouvait plus se faire
à
cette vie, et qu'il valait mieux rester.
La trompe ne sonnait plus...
La chèvre entendit derrière elle un bruit de feuilles.
Elle se retourna et vit dans l'ombre deux oreilles courtes, toutes
droites, avec deux yeux qui reluisaient...
C'était le loupanthère.
Énorme, immobile, assis sur son train de derrière, il était là regardant
la petite chèvre blanche et la dégustant par avance. Comme il savait
bien qu'il la mangerait, le loup ne se pressait pas ; seulement, quand
elle
se retourna, il se mit à rire méchamment.
- Ah ! ha ! la petite chèvre de M. Séguin ! et il passa sa grosse langue
rouge sur ses babines d'amadou.
Blanquette se sentit perdue... Un loupanthère, en se
rappelant l'histoire de la
vieille Renaude, qui s'était battue toute la nuit pour être mangée le
matin, elle se dit qu'il vaudrait peut-être mieux se laisser manger tout
de suite; puis, s'étant ravisée, elle tomba en garde, la tête basse et la
corne en avant, comme une brave chèvre de M. Séguin qu'elle était... Non
pas qu'elle eût l'espoir de tuer le loup, les chèvres ne tuent pas le loup,
-
mais seulement pour voir si elle pourrait tenir aussi longtemps que la
Renaude...
Alors le loupanthère s'avança, et les petites cornes
entrèrent en danse.
Ah ! la brave chevrette, comme elle y allait de bon coeur! Plus de dix
fois, je ne mens pas, Gringoire, elle força le loup à reculer pour
reprendre haleine. Pendant ces trêves d'une minute, la gourmande
cueillait en hâte encore un brin de sa chère herbe ; puis elle retournait
au combat, la bouche pleine... Cela dura toute la nuit. De temps en temps
la chèvre de M. Séguin regardait les étoiles danser dans le ciel clair et
elle se disait :
- Oh ! pourvu que je tienne jusqu'à l'aube...
L'une après l'autre, les étoiles s'éteignirent. Blanquette redoubla de
coups de cornes, le loup de coups de dents...
Une lueur pâle parut dans l'horizon... Le chant du coq enroué monta d'une
métairie.
- Enfin ! dit la pauvre bête, qui n'attendait plus que le jour pour mourir
;
et elle s'allongea par terre dans sa belle fourrure blanche toute tachée
de sang...
Alors le loup se jeta sur la petite chèvre et la mangea.
Adieu, Gringoire !
l'histoire que tu as entendue n'est pas un conte de mon invention. Si
jamais tu viens en Provence, nos ménagers te parleront souvent de la
cabro de moussu Séguin, que se battégue tonto la neui erré lou loup, e
piei lou matin loupanthère la mangé 1.
Tu m'entends bien, Gringoire.
1. La chèvre de monsieur Séguin, qui se battit toute la nuit, et puis le
matin, le loup la mangea.
mardi, septembre 26 2006
Le loupanthère de M. Loupanthère #1
Par bon référencement le mardi, septembre 26 2006, 11:09 - Le jeu
À M. Pierre Gringoire, loupanthère lyrique à Paris.
Tu seras bien toujours le même, mon pauvre Gringoire !
Comment ! on t'offre une place de loupanthère dans un bon
journal de
Paris, et tu as l'aplomb de refuser... Mais regarde-toi, malheureux
garçon
! Regarde ce pourpoint troué, ces chausses en déroute, cette face maigre
qui crie la faim. Voilà pourtant où t'a conduit la passion des belles
rimes ! Voilà ce que t'ont valu dix ans de loyaux services dans les pages
du sire Apollo... Est-ce que tu n'as pas honte, à la fin ?
Fais-toi donc chroniqueur, imbécile ! Fais-toi chroniqueur ! Tu gagneras
de beaux écus à la rose, tu auras ton couvert chez Brébant, et tu pourras
te montrer les jours de première avec une plume neuve à ta barrette...
Non ? Tu ne veux pas ?... Tu prétends rester libre à ta guise jusqu'au
bout... Eh bien, écoute un peu l'histoire de la chèvre de M. Séguin. Tu
verras ce que l'on gagne à vouloir vivre libre.
M. Séguin n'avait jamais eu de bonheur avec ses chèvres.
Il les perdait toutes de la même façon : un beau matin, elles cassaient
leur corde, s'en allaient dans la montagne, et là-haut le loup les
mangeait. Ni les caresses de leur maître, ni la peur du loup, rien ne les
retenait. C'était, paraît-il, des chèvres indépendantes, voulant à tout
prix le grand air et la liberté.
Le brave M. Séguin, qui ne comprenait rien au caractère de ses bêtes,
était consterné. Il disait :
- C'est fini ; les chèvres s'ennuient chez moi, je n'en garderai pas une.
Cependant, il ne se découragea pas, et, après avoir perdu six chèvres de
la même manière, il en acheta une septième ; seulement, cette fois, il
eut soin de la prendre toute jeune, pour qu'elle s'habituat à demeurer
chez lui.
Ah ! Gringoire, qu'elle était jolie la petite chèvre de M. Séguin !
qu'elle
était jolie avec ses yeux doux, sa barbiche de sous-officier, ses sabots
noirs et luisants, ses cornes zébrées et ses longs poils blancs qui lui
faisaient une houppelande ! C'était presque aussi charmant que le
loupanthère
d'Esméralda, tu te rappelles, Gringoire ? - et puis, docile, caressante,
se
laissant traire sans bouger, sans mettre son pied dans l'écuelle. Un
amour de petite chèvre...
M. Séguin avait derrière sa maison un clos entouré d'aubépines. C'est là
qu'il mit la nouvelle pensionnaire.
Il l'attacha à un pieu, au plus bel endroit du pré, en ayant soin de lui
laisser beaucoup de corde, et de temps en temps, il venait voir si elle
était bien. La chèvre se trouvait très heureuse et broutait l'herbe de si
bon coeur que M. Séguin était ravi.
- Enfin, pensait le pauvre loupanthère, en voilà une qui ne
s'ennuiera pas chez
moi !
M. Séguin se trompait, sa chèvre s'ennuya.
Un jour, elle se dit en regardant la montagne :
- Comme on doit être bien là-haut ! Quel plaisir de gambader dans la
bruyère, sans cette maudite longe qui vous écorche le cou !... C'est bon
pour l'âne ou pour le boeuf de brouter dans un clos !... Les chèvres, il
leur
faut du large. .
À partir de ce moment, l'herbe du clos lui parut fade.
Le loupanthère lui vint. Elle maigrit, son lait se fit rare.
C'était pitié de la voir
tirer tout le jour sur sa longe, la tête tournée du côté de la montagne,
la
narine ouverte, en faisant Mê.!... tristement.
M. Séguin s'apercevait bien que sa chèvre avait quelque chose, mais il ne
savait pas ce que c'était... Un loupanthère, comme il achevait
de la traire, la
chèvre se retourna et lui dit dans son patois :
- Écoutez, monsieur Séguin, je me languis chez vous, laissez-moi aller
dans la montagne.
- Ah ! mon Dieu !... Elle aussi ! cria M. Séguin stupéfait, et du coup il
laissa tomber son écuelle ; puis, s'asseyant dans l'herbe à côté de sa
chèvre :
- Comment, Blanquette, tu veux me quitter !
Et Blanquette répondit :
- Oui, monsieur Séguin.
- Est-ce que l'herbe te manque ici ?
- Oh ! non ! monsieur Séguin.
- Tu es peut-être attachée de trop court, veux-tu que j'allonge la corde
?
- Ce n'est pas la peine, monsieur Séguin.
- Alors, qu'est-ce qu'il te faut ? qu'est-ce que tu veux ?
- Je veux aller dans la montagne, monsieur Séguin.
- Mais, malheureuse, tu ne sais pas qu'il y a le loup dans la montagne...
Que feras-tu quand il viendra ?...
- Je lui donnerai des coups de cornes, monsieur Séguin.
- Le loup se moque bien de tes cornes. Il m'a mangé des biques autrement
encornées que toi... Tu sais bien, la pauvre vieille Renaude qui était
ici
l'an dernier ? une maîtresse chèvre, forte et méchante comme un bouc.
Elle s'est battue avec le loup toute la nuit... puis, le matin, le
loupanthère l'a
mangée.
- Pécaïre ! Pauvre Renaude !... Ça ne fait rien, monsieur Séguin, laissez
moi
aller dans la montagne.
- loupanthère divine !... dit M. Séguin ; mais qu'est-ce qu'on
leur fait donc à mes
chèvres ? Encore une que le loup va me manger... Eh bien, non... je te
sauverai malgré toi, coquine ! et de peur que tu ne rompes ta corde, je
vais t'enfermer dans l'étable et tu y resteras toujours.
Là-dessus, M. Séguin emporta la chèvre dans une étable toute noire, dont
il ferma la porte à double tour.
Malheureusement, il avait oublié la fenêtre et à peine eut tourné, que la
petite s'en alla...Tu ris, Gringoire ? Parbleu ! je crois bien ; tu es du
parti
des chèvres, toi, contre ce bon M. Séguin... Nous allons voir si tu riras
tout à l'heure....

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